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Top 5 des grandes décisions prises par le gouvernement de Patrice Talon

14 Juillet 2016, 01:27am

Publié par HODA Kouakou Steve

Top 5 des grandes décisions prises par le gouvernement de Patrice Talon

Voici 100 jours que Patrice Talon, quatrième président de l’ère du renouveau démocratique, préside aux destinées du Bénin. Trois mois au cours desquels, plusieurs décisions ont été prises par le gouvernement mis en place par l’actuel chef de l’État béninois. Voici le top 5 des grandes décisions prises par Patrice Talon et ses ministres.

1- Suspension et annulation des concours frauduleux

« Agbonnon », on l’a appelé durant l’élection présidentielle de mars 2016 ; « Agbonnon », Patrice Talon l’a confirmé lors de ces 100 jours passés à la tête du pays. Et l’acte qui prouve que l’homme est incontestablement « garçon », c’est l’annulation pure et simple des concours frauduleux organisés en 2015 au profit du ministère de l’Économie et des Finances. Méthodique tel qu’on le connait, le chef de l’État Patrice Talon a en effet mis en place une commission pour juger de l’irrégularité de ces concours. Sans surprise donc, la commission a mis fin aux rêves de gros tricheurs venus se faire du « fric » sur le dos de l’État. Notons également que le gouvernement de Patrice Talon est allé plus loin en rendant public le rapport des membres de la commission avec le nom des responsables incriminées dans cette affaire, dont les ex-ministres de l’Économie et de la Fonction publique. Toute chose qui classe cette décision comme n°1 dans le top 5 des grandes décisions prises par le gouvernement Talon.

2- La désignation des nouveaux chefs-lieux de département

Allada, Kandi, Aplahoué, Dassa, Pobè et Djougou sont désormais les nouveaux chefs-lieux de département du Bénin. Ainsi en a décidé le gouvernement de la rupture et les jacassements de populations de Savalou n’y ont rien changé. Dans la même logique, Patrice Talon a nommé les nouveaux préfets et le Bénin n’a pas disparu de la surface du globe. Avec cette décision, le chef de l’État béninois a fait mieux que Mathieu Kérékou et Yayi Boni qui ont cédé à la pression populaire. Un acte de bravoure qui place cette décision dans le top 2 de ce classement.

3- Le retrait de la police des check-points et l’abrogation de la loi sur leur statut

S’il y a un corps aujourd’hui qui en veut à Patrice Talon, c’est bien la police nationale. En effet, le gouvernement du nouveau départ a décidé de retirer la police de tous les check- points situés sur toute l’étendue du territoire national. Et comme cela ne suffisait pas, le tout premier conseil des ministres a décidé d’abroger la loi portant statut particulier de la police nationale. Une double sanction qui frappe dur les hommes en Bleus qui, comme l’a souligné leur responsable syndical, vit sur fond de rançonnement. La conséquence directe de cette décision est qu’on a noté une véritable démotivation de la police nationale ; ce qui s’est constaté par les nombreux braquages qui s’en sont suivi depuis. Les braquages, il faut le préciser se comptent par dizaine chaque mois. Avant que l’opération « mamba » démontre sa force de frappe pour qu’on juge de son efficacité, nous classons cette décision n°3 du top 5 des décisions prises par Patrice Talon.

4- La réorganisation de la communication gouvernementale

Dans le monde de la presse et de l’administration publique, la décision de suspendre tous les Ccom des ministères a été un véritable coup dur. Désormais, toute la communication gouvernementale est rattachée à la présidence de la république et Édouard Loko en est le patron. C’est l’une des grandes décisions prises par le gouvernement de Patrice Talon durant ces 100 derniers jours. Une mesure qui vient compléter la longue liste des mesures visant à réduire le train de vie de l’État, qui a marqué les esprits et qui place cette décision au 4e plan de ce classement.

5- Suspension de tous les contrats avec la presse

Il faut observer aujourd’hui le nombre de journaux qui paraissent pour comprendre que quelque chose a changé dans le paysage médiatique béninois. Les « gombos » se font rares et le « terrain » est devenu dur ; C’est en effet la conséquence de la décision du gouvernement béninois de suspendre tous les contrats avec la presse. Et depuis, il faut réfléchir par mille fois avant de faire sortir un journal. Décision dure, mais la conséquence directe du désordre orchestré sous le régime populiste du changement. Certains organes de presse en effet payent un lourd tribut du gaspillage de ressources publiques qui a servi à financer des organes de presse fantôme au détriment d’acteurs qui se battaient pour faire fonctionner leurs organes sans pour autant bénéficier de l’aide de l’État. Une véritable douleur qui boucle ce top 5.

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