Le Bénin lance la phase 2 du projet de vulgarisation de l'aquaculture continentale (PROVAC)
L’Ambassadeur Extraordinaire et plénipotentiaire du Japon Kiyofumi Konishi et le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Delphin Koudandé ont lancé ce jeudi 30 mars à l’hôtel Azalai de Cotonou, la deuxième phase du projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale en République du Bénin (Provac).
Après la phase 1 du projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale (Provac) démarré en 2010 et ayant pris fin en 2014, le Bénin s’engage dans la phase 2 du projet prévue de 2017 à 2022. La bonne nouvelle de ce second round de cet important projet a été annoncée ce jeudi 30 mars 2017 à l’hôtel Azalai de Cotonou. Ceci en présence de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon près le Bénin Kiyofumi Konishi et le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Delphin Koudandé ainsi que nombreux acteurs de la filière. On notera pour la première phase de ce projet que 3000 Béninois ont été formés en pisciculture continentale avec une approche innovante de vulgarisation appelée « fermier à fermier’. Elle a ciblé 7 départements du sud Bénin ; les espaces d’élevage étaient le tilapia et le clarias. La pisciculture en étang et en bac hors-sol ont été les différents types pratiqués pendant cette phase. Pour la seconde, c’est tout le territoire béninois qui est concerné avec cette fois des piscicultures en étang, en cage et enclos. Elle s’inscrit dans la préservation des acquis du Provac 1 avec un accent particulier sur une production quantitative de poissons, car selon les statistiques du Maep, le bilan de la demande et de l’offre des produits halieutiques au Bénin est largement déficitaire. C’est justement la raison pour laquelle, le gouvernement Talon a inscrit cette activité parmi les projets phares du « Bénin Révélé » avec l’objectif d’augmenter la quantité de poissons de 1700 tonnes e 2015 à 20000 tonnes en 2020. La seconde phase du Provac prévoit également le transfert de technologies aux pays voisins comme le Togo, le Cameroun, le Gabon, le Congo, la RDC et l’Angola. Notons que le Provac est financé par le gouvernement japonais ; il répond à la baisse drastique de la production halieutique au plan mondial et se positionne comme une alternative très prometteuse. Dans ce domaine, le PAG a prévu plusieurs défis, dont l’exonération de taxe sur le matériel et équipements aquacoles, y compris l’aliment ; l’établissement de licence pour les fermes aquacoles ; le renforcement du contrôle de quarantaine pour les poissons aquacoles afin de garantir la sécurité alimentaire. Il prévoit aussi la clarification de la règlementation surtout pour l’établissement de la pisciculture en cage flottante et enclos ; enfin l’encouragement à la consommation du poisson-chat.
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