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Gestion de la planification stratégique : Le Bénin lance son Plan National de Développement

4 Mai 2017, 09:13am

Publié par HODA Kouakou Steve

Le gouvernement béninois a lancé ce vendredi 28 avril 2017 son Plan National de Développement (PND). L’évènement a eu lieu au palais des Congrès de Cotonou en présence du Ministre d’État chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et Issiaka Coulibaly, Coordinateur résident du système des Nations Unies, Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Chef de file des PTFs.

Le Bénin ces dernières années s’est doté d’un document important appelé Stratégie de Croissance pour la Réduction de la pauvreté (SCRP). Cet important outil de développement élaboré ces quinze dernières années a permis d’atteindre d’importants résultats en matière de réduction de la pauvreté. Cependant, plusieurs autres défis restent à relever à savoir la pauvreté et l’exclusion, les déficits en matière de réalisation d’infrastructures, les défis liés à l’environnement et au financement du développement. Il apparait également que les expériences de développement du Bénin à l’instar de certains pays africains au sud du Sahara révèlent des difficultés structurelles importantes, une inadaptation du cadre conceptuel de la planification du développement. C'est pourquoi il est nécessaire pour le pays de se doter aujourd’hui d’un Plan de Développement qui est un véritable outil de pilotage holistique et structuré autour des principales problématiques de développement durable. Ajouté à ceci, le Bénin se doit de concevoir un outil qui répond favorablement au nouvel agenda de développement post-2015 qui invite les nations à mettre les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) au cœur de leurs priorités. L’agenda 2063 de l’Union Africaine et l’avènement des ODD offre également au pays l’occasion de repenser sa planification du développement afin d’offrir de meilleures conditions de vie à ses populations. Le Bénin qui a déjà une longue expérience de planification stratégique dont le plus important est la vision Alafia 2025 doit donc à travers le PND préciser et inscrire les transformations structurelles et les processus pour des gains rapides dans certains domaines des ODD dans une vision temporelle ambitieuse confortant les options stratégiques du PAG et les points de repère à atteindre en matière de développement durable inclusif. Société civile, gouvernement, secteur privé doivent donc se poser la question de savoir ce qu’il faut faire pour se rapprocher le plus de la vision Alafia 2025. Ils doivent surtout se demander comment le faire pour consolider la croissance, diversifier les sources de revenus et la mettre au service de l’atteinte des ODD et aussi quel serait le meilleur séquençage pour assurer la rationalisation des efforts de planification du développement du pays. Une bonne réponse à ces différents questionnements garantira une qualité exceptionnelle du PND qui est le prolongement de l’horizon ambitieux du PAG dans le cadre d’un document stratégique de huit ans. Notons que le PNUD est le chef de file des partenaires qui accompagnent le Bénin dans l’élaboration du Plan National de Développement dont le lancement a eu lieu ce vendredi 28 avril 2017 au palais des Congrès de Cotonou. Présidium du lancement du PND

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Investir au Bénin : La CONEB à l'assaut des investissements chinois

24 Avril 2017, 14:47pm

Publié par HODA Kouakou Steve

Une délégation de 17 investisseurs chinois est à Cotonou sur invitation de la Confédération Nationale des Employeurs du Bénin (CONEB) pour une mission exploratoire au Bénin. Plusieurs accords ont été signés avec à la clé l’ouverture prochaine d’une représentation de la CONEB au pays du fils ainé.

La Confédération Nationale des Employeurs du Bénin (CONEB) entend jouer sa partition dans la mobilisation de ressources au profit du Bénin. Ce qui devrait accompagner la réalisation de l’ambitieux Programme d’Action du Gouvernement (PAG) que s’est doté Patrice Talon et son équipe. Ainsi, après le Japon, l’institution dirigée par Monsieur Albin Féliho a accueilli récemment la visite de 17 investisseurs chinois. Ces derniers en mission exploratoire au Bénin ont été accueillis au siège de la CONEB. Plusieurs accords ont été signés avec la confédération des employeurs pour un partenariat gagnant-gagnant matérialisé par la signature du mandat de représentation en Chine de la CONEB. Au cours de cette importante rencontre qui a eu lieu ce jeudi 20 avril 2017, plusieurs opportunités d’investissements des membres de la CONEB dans divers secteurs ont été présentées par l’expert Senior du Cabinet FINANCE. COM, Hermès BOCO à la délégation. On peut citer les secteurs du transport logistique, de l’hôtellerie tourisme, de l’Agriculture-agroalimentaire, l’énergie et l’hydraulique. Pour ce qui est du transport, un accent particulier a été mis sur le transport routier Inter-Etat par bus, le transport de marchandises sous régional. Il est prévu d’importants investissements dans le domaine de la construction, la rénovation, l'extension et la mise aux normes requises d’hôtels, le développement des chaines de valeurs agricoles, le développement de l’agro-industrie pour la transformation locale afin de créer plus de valeur ajoutée, l'Intensification de l’élevage de volailles de race locale pour faire de la sécurité alimentaire une réalité et réduire la dépendance vis-à-vis des produits importés. On note aussi la création d’unités de conditionnement des semences et d’autres encore. Les responsables de la CONEB en portant leur choix sur ce géant pays entend faire bénéficier au Bénin l’expérience de la Chine ; future puissance mondiale d’ici 2030. La Chine s’impose aujourd’hui comme une puissance agricole, militaire, économique. Elle a su modifier en l’espace de trente ans son modèle économique et se donner les moyens de conquérir le monde à travers son patrimoine culturel, architectural et hôtelier. Le Bénin qui s’est donné un programme ambitieux sur les 5 prochaines années entend aller à l’école chinoise pour se donner les moyens d’atteindre ses ambitions. C’est pourquoi, en installant un bureau en Chine, la CONEB veut appuyer l’accélérateur pour aider le pays à mobiliser des ressources pour amorcer un réel décollage. Plus loin à travers ce partenariat, la CONEB entend également apporter son expertise dans l'esprit de la loi sur le Partenariat Pblic-Privé pour ce qui concerne l’investissement privé.

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Projet Route du Coton : Une initiative en faveur du développement durable

20 Avril 2017, 03:05am

Publié par HODA Kouakou Steve

En prélude à la réunion de Coordination ministérielle des pays du C4, prévue ce jeudi 20 avril à l'hôtel Azalai de Cotonou, les experts des pays co-auteurs de cette initiative sectorielle en faveur du coton (Bénin, Mali, Burkina-Faso et Tchad) ont travaillé durant deux jours à examiner divers documents à la décision des ministres et chefs de délégations. Occasion pour ceux-ci d’examiner et valider ici à Cotonou le document de support du projet de Route du Coton. Une initiative salutaire qui devrait impacter positivement la vie des populations en contribuant à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Réunis à Cotonou depuis le mercredi 19 avril 2017, les Experts des pays co-auteurs de l’initiative sectorielle en faveur du coton (c’est-à-dire le Mali, le Bénin, le Burkina-Faso et le Tchad) ont travaillé à examiner divers documents dont le Projet de Route du Coton qui sera soumis aux Ministres et chefs de délégation ce jour. Le programme route du coton en effet, est une initiative qui vise à améliorer le rendement de la production de coton dans les pays bénéficiaires ; développer la valeur ajoutée du coton à travers la transformation locale du produit (en sous-produits dérivés notamment) et sur la base de standards qualité agréés. Il vise également à promouvoir un cadre juridique et institutionnel favorable aux investissements, à l’industrialisation et aux exportations ; mais surtout à accroitre la commercialisation du coton et ses produits dérivés sur les marchés de la sous-région (accroissement du commerce intra-régional), ainsi que l’exportation sur le marché international. À travers cet important programme, il s’agira d’augmenter la demande locale, régionale et internationale de coton/textile en provenance du C4 suscitée par la qualité, la variété, la disponibilité et les prix du coton et de ses dérivés. Il s’agira surtout d’investissements directs en faveur du secteur productif et de celui de l’industrialisation pour favoriser la transformation locale du coton en produits dérivés ; un environnement des affaires prévisible et simplifié favorable aux transactions commerciales dans le secteur du coton et enfin une amélioration de la production, de la productivité et de la compétitivité du secteur du coton dans les pays producteurs. Ce qui aura nécessairement pour impact la création d’emplois l’amélioration des revenus monétaires des acteurs de la filière ; l’amélioration des conditions de vie des communautés installées sur les sites de production et de transformation ; l’accroissement des rendements à l’hectare ; l’amélioration substantielle du taux de transformation des productions locales de coton de nos pays ainsi que l’augmentation de la contribution du coton au PIB des pays bénéficiaires. Toute chose qui contribuera in fine à éliminer la pauvreté (ODD1) et la faim (ODD 2) ; en créant des emplois (ODD8) et des infrastructures résilientes (ODD9) ; et en préservant l’environnement (0DD 15).

Libéré le secteur des pratiques qui entravent son développement

Libéré le secteur cotonnier africain des pratiques qui entravent son développement ; voilà ce qui a motivé les pays co-auteurs de l’initiative C4 a organisé la rencontre de Cotonou qui devra accoucher d’importantes décisions. Ces pratiques ont pour nom subventions à l’exportation les soutiens internes dont les volumes importants ont des effets réellement perturbateurs sur le marché international. C'est pourquoi il revient aux pays africains producteurs du coton de poursuivre les réformes internes allant dans le sens de rendre plus compétitif leur produit. La mise en place d’un document de Programme (à partager avec les parties prenantes du C4, les Bénéficiaires ainsi que les PTFs) est une recommandation de la rencontre de Bamako. Cette réunion de Cotonou va donc mieux recentrer les objectifs et les résultats escomptés afin d’articuler la démarche de mobilisation de ressources à privilégier pour faciliter le financement et la mise en œuvre du programme qui sera finalisé à la fin des travaux. Notons que le Centre du Commerce International (CCI) est un acteur majeur du Projet Route du Coton.

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Pâques à Abomey-Calavi : Me Seibou Abou fait le bonheur d' élèves et artisans

18 Avril 2017, 09:34am

Publié par HODA Kouakou Steve

Pour les populations d’Abomey-Calavi, la fête de Pâques s’est déroulée dans une très bonne ambiance. Et pour cause, Me Seibou Abou celui qu’on nomme affectueusement le « Père Thérésa » était dans la commune pour soutenir diverses initiatives.

Ce samedi 15 avril 2017, la commune d’Abomey-Calavi était en ébullition pour diverses raisons. D’abord, l’arrondissement d’Abomey-Calavi a servi de cadre à la finale de la première édition du concours « Laurus de la dictée ». Une édition qui a réuni 31 candidats venus des 10 établissements de la commune d’Abomey-Calavi. Et à l’occasion de cette grande finale, Me Seibou Abou, le « Père Thérésa » du Bénin était présent pour soutenir les jeunes élèves en compétition. En effet, après la dictée de la finale qui s’est fait sous l’œil vigilant du parrain du jour, 05 candidats ont pu tirer leurs épingles du jeu. Il s’agit de : Lafia Irfane de l’école le Rocher qui a enlevé le premier prix. Le second prix est revenu à Tokpo Oluwa Tobi de l’école Azognon. Bahunde Harmony (Ecole cœur d’or) et Yolou Richemène (Ecole Azongnon) sont respectivement 4e et 5e. Tous ces lauréats sont repartis les mains chargés de cadeau grâce au parrain Me Seibou Abou qui a promis faire davantage les éditions prochaines. Notons que cette première édition du « Laurus dictée » a été organisée par le Laurus Club International et les candidats sont les élèves des classes de CM1 et CM2. Juste après l’étape de l’arrondissement, cap a été mis sur le complexe scolaire « Le Quartier Latin » de Zogbadjè. Là-bas, l’heure était à la réjouissance puisque les Coiffeurs et coiffeuses du quartier dans la ferveur de la résurrection pascale était en fête. En effet, l’Association Professionnelle des Coiffeurs et Coiffeuses de Zogbadjè « Mawulé » a bien voulu marquer une pause dans ses activités afin de faire le bilan et renouveler son instance décisionnelle. Et pour joindre l’utile à l’agréable, elle a sollicité la générosité de Me Seibou qui a décidé de parrainer l’évènement. Entouré des femmes et hommes en joie, le Parrain en dehors des conseils prodigués a fait parler son cœur à cette occasion. Loin d’être le Christ pour transformer l’eau en vin à l’occasion de cette manifestation, le généreux donateur a mis la joie dans les cœurs. Notons que le parrain Me Seibou Abou était aux côtés de l’épouse de l’ex chef d’Etat Centrafricain Michel Djotodia. Le duo Abou Seibou et Chantale Djotodia étaient en parfaite communion avec ces coiffeurs et coiffeuses de Zogbadjè.

 

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Enquête : Voici le profil idéal que recherchent les entreprises béninoises aujourd'hui

6 Avril 2017, 08:09am

Publié par HODA Kouakou Steve

Pour la première fois de son histoire, le Bénin a élu à sa tête un homme d’affaires après les expériences douloureuses d’économistes et autres technocrates. Un an après, l’homme de la rupture qui n’est autre que le magnat du coton Patrice Talon, gouverne le pays comme une entreprise. La nation vert jaune et rouge est depuis le 06 avril 2016 au rythme des réformes qui appellent une nouvelle manière de faire les choses. Ainsi, pour savoir quel est le profil idéal que recherchent les entreprises béninoises dans un contexte pareil, la division économique du journal a enquêté auprès d’une vingtaine d’entreprises. Voici les résultats cette enquête.

Avoir un niveau acceptable, être pointu dans l’analyse et capable de s’adapter aussi rapidement à l’environnement professionnel ; être techniquement au point avec une parfaite maitrise de son domaine ; le tout avec une bonne dose d’audace, de dynamisme et partageant la vision de son entreprise ; voici le profil idéal que recherchent les entreprises béninoises à l’ère des nouvelles réformes. C’est ce qui ressort d’une enquête conduite par la division économique du journal « le Soleil Bénin Infos ». Ainsi, de janvier à mars 2017, cette enquête a été conduite auprès d’une vingtaine d’entreprises béninoises dont le chiffre d’affaires varie entre 30 et 800 millions de francs CFA par an et le nombre d’employés entre 10 et 117. Elle s’est déroulée dans les départements de l’Atlantique et du Littoral et les entreprises interrogées sont issues de divers secteurs notamment du transport, de la santé, des travaux pratiques, de l’agroalimentaire, du consulting, de la mode et du commerce. L’enquête a révélé que dans l’ensemble, les entreprises béninoises vivent des moments difficiles avec une baisse considérable du chiffre d’affaires ces dernières années. Une situation qui est certainement due à la récession économique que vit la sous-région et particulièrement la dévaluation du Naira qui affecte gravement l’économie béninoise. Mais au-delà de cette réalité, il ne faut pas occulter le fait que de 2015 à 2016, le Bénin a connu plusieurs élections qui ont freiné la dynamique de développement du pays. À cela, il faut ajouter la guéguerre entre le chef de l’État actuel et son prédécesseur Boni Yayi. Ce qui a sévèrement détérioré le tissu économique du pays. Selon les chiffres des institutions de Bretton Woods, la reprise en main de la filière coton par l’État béninois aux heures chaudes du conflit Yayi-Talon a fait du mal à la filière qui contribue pour beaucoup au PIB du pays. Notre enquête a surtout révélé que les entreprises qui réalisent les plus grosses performances sont en majorité celles dont les employés sont issus pour la plupart des écoles ou universités privées. Celles qui exercent dans des domaines qui font appel à des compétences purement techniques comme le génie civil, la santé, font exception à la règle.

Le diplôme utile pour occuper les hautes fonctions

Être techniquement bon ne suffit pas pour occuper les hautes fonctions au sein des entreprises béninoises. C’est ce qui ressort des résultats de l’enquête que nous avons menée auprès des entreprises. La quasi-totalité d’entre elles a affirmé que les personnes qui occupent les hautes fonctions au sein de leurs entreprises ont au moins la Licence, c’est-à-dire un BAC+3. Ceci dit, pour occuper des postes importants au sein d’une entreprise au Bénin, il faut faire l’effort d’obtenir non seulement le baccalauréat mais plus la licence, précieux sésame pour empocher un gros salaire. Et si vous en voulez un peu plus ; un master en poche serait une assurance tout risque pour occuper les hautes fonctions.

L’adéquation formation-emploi ; un casse-tête national

 

D’après les réponses des patrons d’entreprises que nous avons rencontrées, il faut au moins un an afin que les nouvelles recrues ne s’adaptent à l’environnement de travail. Et pour qu’ils satisfassent leurs employeurs, il faut un peu plus d’un an. Ce qui est suffisamment grave pour une entreprise qui entend faire du résultat. Cette situation est certainement liée à la qualité de l’enseignement dispensé dans nos universités et écoles. Un enseignement purement théorique avec des programmes qui datent du temps de Mathusalem. Les grèves répétées, les mouvements étudiants et autres ne sont pas du genre à améliorer la qualité du système éducatif béninois. On peut également noter qu’un étudiant peut finir tout un cursus à l’université (diplôme de Master) sans savoir rédiger un compte rendu, un rapport ou simplement une lettre de motivation. Il existe même des Docteurs dans diverses disciplines qui n’ont jamais été confrontés à l’environnement professionnel. Toute chose qui relance la question de l’adéquation formation-emploi et qui est confirmée par notre enquête. En effet, la quasi-totalité des entreprises interrogées soit 18/20 affirme ne pas être en contact avec l’université ou tout autre institut de formation. Les entreprises béninoises sont donc déconnectées des hauts lieux du savoir et les mémoires étudiants n’abordent aucunement les besoins réels des entreprises.

Moins de 5% du budget consacré à la formation du personnel

 

L’enquête menée auprès de certaines entreprises béninoises a montré que nos entreprises n’investissent pas beaucoup dans la formation de leur personnel. En dehors de quelques-uns qui franchissent la barre des 10%, la quasi-totalité des entreprises a un budget consacré à la formation en deçà de 5%. Les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires de plus de 300 millions de francs CFA par exemple sont celles qui investissent dans la formation ; c’est ce qu’a révélé l’enquête. Celles ayant une part du budget consacré à la formation très faible, sont celles qui avaient les chiffres d’affaires les plus bas ; du moins selon les réponses données. Y a-t-il donc une corrélation entre la formation du personnel et le chiffre d’affaires ? Difficile actuellement de répondre à cette affirmation sans une étude approfondie. Toutefois, il serait important pour les entreprises à l’ère du Nouveau départ d’accorder une part considérable de leur budget à la formation de leur personnel.

Les grandes recommandations

Au regard des grands enseignements à tirer de cette enquête, il est important pour le gouvernement de Patrice Talon d’assainir l’environnement des affaires. C’est vrai que des efforts ont été faits ces dernières années par l’équipe Yayi mais il faudra des actions plus vigoureuses pour freiner le taux de mortalité très élevé des entreprises béninoises. L’État a le devoir également de payer à temps ses prestataires pour leur permettre de supporter les charges et donc de créer de l’emploi et générer des ressources pour les caisses de l’État. Il faudra également revoir tous les programmes de formation et les cadrer avec les réalités économiques du pays. Ce qui passe par la réalisation d’infrastructures importante pour rendre moderne nos universités et écoles. La motivation du personnel enseignant parait aussi nécessaire pour relever les défis qui s’imposent. Pour un Bénin développé, il faudra également connecter les écoles, universités aux entreprises privées. À ce niveau, il y a des actions prévues par l’Alliance Internationale pour les Objectifs de Développement durable du Bénin (AIODD) qui entend faciliter le contact entre les deux structures. L’objectif étant de permettre aux entreprises de transmettre leurs besoins aux étudiants qui vont ensuite transformer ses besoins en des thèmes de mémoire. Les résultats des recherches sont mis à la disposition des entreprises. Ce qui va renforcer les formations duales et contribuer à développer le secteur privé béninois. L’autre chose à faire est d’inviter les entreprises béninoises à renforcer les capacités de leur personnel pour apporter de la valeur ajoutée à l’économie nationale.

La dynamique CONEB

S’il y a une institution qui s’inscrit dans la dynamique d’apporter un début de solutions aux recommandations émises haut, c’est bien la CONEB (Confédération National des Employeurs du Bénin). La structure dirigée par Albin Féliho est créée en décembre 2015 avec 89 membres, dont 12 fédérations nationales. La CONEB a pour vocation affichée de défendre les intérêts des chefs d’entreprises avec une philosophie humano-centrée, c’est-à-dire qu’elle défend l’homme dans l’entreprise. En effet, l’homme dans les conditions de progrès social optimal à un rendement dans son entreprise, sa productivité a donc un impact sur les résultats de l’entreprise. Le plus important, c’est l’homme au centre de l’entreprise qui a des préoccupations diverses. Quand on parle d’homme, c’est un ensemble de parties prenantes autour de l’entreprise (Employeur, fournisseur, clients, employés…), des vues différentes selon leurs positions, leurs classifications et leurs intérêts. Le rôle de l’employeur est donc de les concilier, les conjuguer vers un but commun : la pérennité de l’entreprise. Le développement de la technologie est une opportunité majeure pour les pays africains ; plus que pour les pays occidentaux. Dans un monde moderne, il faut travailler de concert avec les universités surtout dans le domaine numérique pour définir les besoins de l’entreprise. C’est ce que fait la CONEB qui collabore avec les universités afin de leur permettre de sortir des programmes de formation adaptés à des besoins de demain et non d’aujourd’hui. L’université d’aujourd’hui doit proposer des programmes pour d’ici à 20 ans. Les entreprises ont besoin des diplômés capables d’internaliser des besoins réels de l’entreprise. C’est pourquoi Féliho et ses hommes comptent développer un modèle dual : un temps en entreprise, un temps à l’école pour sortir des « jeunes béton ».

Enquête réalisée par Steve HODA et Zek Adjitchè ALAFAI

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Le Bénin lance la phase 2 du projet de vulgarisation de l'aquaculture continentale (PROVAC)

31 Mars 2017, 10:53am

Publié par HODA Kouakou Steve

L’Ambassadeur Extraordinaire et plénipotentiaire du Japon Kiyofumi Konishi et le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Delphin Koudandé ont lancé ce jeudi 30 mars à l’hôtel Azalai de Cotonou, la deuxième phase du projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale en République du Bénin (Provac).

Après la phase 1 du projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale (Provac) démarré en 2010 et ayant pris fin en 2014, le Bénin s’engage dans la phase 2 du projet prévue de 2017 à 2022. La bonne nouvelle de ce second round de cet important projet a été annoncée ce jeudi 30 mars 2017 à l’hôtel Azalai de Cotonou. Ceci en présence de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon près le Bénin Kiyofumi Konishi et le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Delphin Koudandé ainsi que nombreux acteurs de la filière. On notera pour la première phase de ce projet que 3000 Béninois ont été formés en pisciculture continentale avec une approche innovante de vulgarisation appelée « fermier à fermier’. Elle a ciblé 7 départements du sud Bénin ; les espaces d’élevage étaient le tilapia et le clarias. La pisciculture en étang et en bac hors-sol ont été les différents types pratiqués pendant cette phase. Pour la seconde, c’est tout le territoire béninois qui est concerné avec cette fois des piscicultures en étang, en cage et enclos. Elle s’inscrit dans la préservation des acquis du Provac 1 avec un accent particulier sur une production quantitative de poissons, car selon les statistiques du Maep, le bilan de la demande et de l’offre des produits halieutiques au Bénin est largement déficitaire. C’est justement la raison pour laquelle, le gouvernement Talon a inscrit cette activité parmi les projets phares du « Bénin Révélé » avec l’objectif d’augmenter la quantité de poissons de 1700 tonnes e 2015 à 20000 tonnes en 2020. La seconde phase du Provac prévoit également le transfert de technologies aux pays voisins comme le Togo, le Cameroun, le Gabon, le Congo, la RDC et l’Angola. Notons que le Provac est financé par le gouvernement japonais ; il répond à la baisse drastique de la production halieutique au plan mondial et se positionne comme une alternative très prometteuse. Dans ce domaine, le PAG a prévu plusieurs défis, dont l’exonération de taxe sur le matériel et équipements aquacoles, y compris l’aliment ; l’établissement de licence pour les fermes aquacoles ; le renforcement du contrôle de quarantaine pour les poissons aquacoles afin de garantir la sécurité alimentaire. Il prévoit aussi la clarification de la règlementation surtout pour l’établissement de la pisciculture en cage flottante et enclos ; enfin l’encouragement à la consommation du poisson-chat.

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ODD : Le Bénin choisit ses cibles prioritaires

27 Mars 2017, 00:46am

Publié par HODA Kouakou Steve

Du 20 au 24 mars 2017, l’hôtel Bel Azur de Grand Popo a servi de cadre à l’atelier technique de finalisation du processus de priorisation des cibles ODD pour le compte du Bénin. Un atelier regroupant secteur privé, gouvernement, société civile et partenaires techniques et financiers qui a été organisé de façon professionnelle par l’équipe de la Direction Générale de la Coordination et du Suivi des ODD (DGCS-ODD) dirigé par le professeur Alastaire Alinsato.

Du 20 au 24 mars 2017 s’est tenu à l’Hôtel Bel Azur de Grand-Popo, l’atelier technique de finalisation des travaux de priorisation des cibles ODD et de leur arrimage au Programme d’Action du Gouvernement (PAG). Et pour que cette activité soit participatif, il a fallu l’implication de divers acteurs à savoir le Gouvernement béninois, les Partenaires Techniques et Financiers, la Société civile, le Secteur privé ainsi que les Communes ; engagés dans le processus de mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable au Bénin. Suivant la méthodologie RIA (Analyse Rapide Intégrée) adoptée par les participants regroupés en quatre groupe thématiques à savoir Social (ODD 1 à 6) ; Economie (ODD 7 à 11) ; Environnement (ODD 12 à 15) et Justice et Paix (ODD 16), chaque cible a été passée en revue à la lumière des différents critères de priorisation et, au niveau de chaque filtre, un score de priorisation est attribué dans une échelle à trois degrés – Haute, Moyen, Faible –. À l’issue de ce processus séquentiel, des arbitrages éventuels ont été faits suivant une approche rationnelle bien définie qui tient compte de l’importance des ODD et de leurs interactions aux priorités nationales en vue de hiérarchiser et de retenir la (les) cible(s) vraisemblablement prioritaire(s). À la suite donc de cet exercice fatidique, 14 cibles ont été retenu par le groupe 1 sur un total de 38; le groupe 2 a retenu 12 cibles sur un total de 32 quand le groupe 3 a retenu 9 cibles sur 25 alors que le groupe 4 a seulement retenu 3 cibles sur 10. Au total, 38 cibles sur l’ensemble des 16 ODD, (le 17 étant d’office priorisé) sont priorisées sur un total de 105 soit un taux de 36,2%. Les cibles retenues en ateliers feront l’objet d’arbitrage de l’autorité avant d’être considérées comme cibles prioritaires du Bénin. Il était aussi question au cours de cet atelier d’arrimer les cibles priorisées au PAG. En effet, Il s’est agi de ranger les projets par niveau de survenance du PAG dans le RIA 2 sur les cibles priorisées ; et pour les cibles priorisées, mais non retenues dans le PAG, de décrire la logique d’intégration dans le PND. Ainsi, sur la base des cibles priorisées, il a été enregistré par exemple au niveau du groupe 2 que les 12 cibles des ODD priorisées dans le cadre économique se trouvent prises en charge à travers les actions du PAG. Ces cibles sont prises en charge à travers 119 projets, dont 35 projets phares, 70 projets prioritaires et 14 points de réformes. Au niveau du groupe 3, sur 9 cibles ODD priorisées, 8 sont prises en charge à travers les actions du PAG. Elles sont prises en charge à travers 32 projets et réformes dont 7 projets phares, 19 projets prioritaires et 6 réformes. Au niveau du groupe 4 : Les 3 cibles priorisées se trouvent prises en charge à travers les actions du PAG, soit 42 projets et réformes dont 16 projets prioritaires, 25 réformes et 1 projet phare. Notons que cet atelier qui intervient 3 semaines après le lancement du processus de priorisation a été appuyé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). La réussite de cet évènement porte la marque du Professeur Alastaire Alinsato et son équipe qui démontrent que la jeunesse béninoise est prête à relever le défi du développement du Bénin.

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Première dissémination du round 7 des résultats Afrobaromètre : Les changements climatiques affectent la vie des populations au Bénin

17 Mars 2017, 13:23pm

Publié par HODA Kouakou Steve

L’Institut de Recherche Empirique en Économie Publique (Ireep) a dévoilé ce jeudi 16 mars 2017 au Chant d’Oiseau de Cotonou, la première dissémination du round 7 des résultats Afrobaromètre. Il ressort que l’expérience des changements climatiques met en mal l’appréciation de la politique en matière de sécurité alimentaire pour tous au Bénin. De plus, la pauvreté vécue est restée élevée depuis 2011.

Au Bénin, les citoyens surtout les pauvres désapprouvent la politique en matière de sécurité alimentaire pour tous. De plus, l’expérience des changements climatiques met en mal l’appréciation de la politique en matière de sécurité alimentaire. C’est ce qui ressort de la première dissémination des résultats Afrobaromètre présentés ce jeudi 16 mars 2017 au Chant d’Oiseaux de Cotonou. En effet, 64% de Béninois désapprouvent la politique en matière de sécurité alimentaire. Les mêmes résultats montrent que la pauvreté vécue est également restée élevée depuis 2011. La proportion de ceux qui sont très pauvres ou indigents a augmenté de 19% en 2011 à 27% en 2016. L’étude a également montré que la majorité des Béninois ont une connaissance du thème changement climatique. 64% d’entre eux déclarent que les activités humaines telles que les combustibles et autres activités qui polluent l’atmosphère sont à la base des changements climatiques. Des proportions significatives de la population affirment que la sécheresse (61%) et les inondations (42%) dans leur région se sont aggravées au cours de la décennie. Par ailleurs, une grande majorité des Béninois (83%) déclarent que les changements climatiques affectent la vie au Bénin au point de la rendre pire. Notons aussi qu’au cours de la décennie, au moins 6 Béninois sur 10 n’ont pas apprécié la performance du gouvernement en matière de sécurité alimentaire notamment ceux qui ont vécu les inondations. Il urge donc que l’État central renforce davantage sa politique en matière de sécurité alimentaire. Il faudra donc une meilleure accessibilité des produits agricoles avec une meilleure connexion entre les zones ; un meilleur ciblage en direction des personnes concernées et surtout le développement d’infrastructures. Notons qu’Afrobaromètre est un réseau de recherche panafricain et non-partisan qui mène des enquêtes d’opinion publique sur la démocratie, la gouvernance, les conditions économiques, et les questions connexes en Afrique. Six séries d’enquêtes ont été réalisées jusqu’à 37 pays africains entre 1999 et 2016, et les enquêtes du Round 7 sont actuellement en cours (2016/2017). Afrobaromètre mène les enquêtes face à face dans la langue du répondant avec des échantillons représentatifs à l’échelle nationale.

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Gestion humano-centrée et création des chaines de valeur : La CONEB pour une labélisation de la qualité

22 Février 2017, 01:06am

Publié par HODA Kouakou Steve

Créée en décembre 2015 avec 89 membres, dont 12 fédérations, la Confédération Nationale des Employeurs du Bénin (CONEB) s’est imposée dans le paysage économique du Bénin. Elle a pour vocation affichée de promouvoir la gestion humano-centrée d’une part et de créer des chaines de valeurs d’autre part ; le tout pour une labélisation de la qualité.

Travailler à l’avènement d’un modèle d’entrepreneurs et de dirigeants opérants dans la bonne gouvernance, l’éthique et la compétence professionnelle ; voici la vision de la Confédération Nationale des Employeurs du Bénin (CONEB). L’institution a vu le jour en décembre 2015 avec pour objectif de promouvoir la gestion humano-centrée d’une part ; et la création des chaines de valeurs d’autre part. Regroupant 89 membres dont 12 fédérations ; l’institution dirigée par Albin Féliho, président du Fonds GAV-AOC offre plusieurs garanties dont l’appui institutionnel pour tous ses membres ainsi que les pouvoirs publics, les organismes d’appui au développement du secteur privé. La CONEB se positionne également dans la valorisation des différents projets. En effet, elle met à la disposition de ses bénéficiaires des cabinets et experts pour produire des documents stratégiques à savoir plan d’affaires, dossiers techniques, dossiers d’agrément, etc…La CONEB est surtout une institution qui facilite des rencontres Be to Be avec des entreprises à l’international ; ce qui leur permettra surtout de décrocher des contrats de représentations commerciales, des partenariats, des transferts de technologie et autres avantages liés à ces rencontres. Et si l’on est intéressé par les informations sur les offres de financement, la CONEB serait l’institution bien indiquée pour cela. Huit leaders dont quatre femmes et quatre hommes composent les hommes clés de cette organisation ; ce qui démontre de l’ambition de l’institution de mettre la femme au même pied d’égalité que l’homme dans le processus de développement économique du Bénin. En effet, l’entreprise mise sur toutes les compétences pour participer à la révélation du Bénin sur l’échiquier national et mondial. Elle apporte donc son soutien à la réussite du Programme d’Action du Gouvernement prévu pour être exécuté sur les périodes 2016-2021. Pour cela, l’entreprise se dit prêt à mettre une vingtaine de ses bureaux au profit de start-up qu’ils soient du secteur de l’économie numérique, de l’agriculture, du tourisme ; qui sont les secteurs prioritaires du gouvernement de Patrice Talon. Avec cette institution, on peut être sûr que Patrice Talon a du soutien pour être porté en triomphe dans 5 ans.

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FELIHO Albin :" La CONEB compte développer un modèle dual pour sortir des jeunes "béton"

31 Janvier 2017, 01:59am

Publié par HODA Kouakou Steve

Le gouvernement de Patrice Talon s’est engagé à travers son PAG à transformer structurellement l’économie du Bénin. Ce qui ne peut se faire sans l’accompagnement du secteur privé. Pour mieux comprendre comment la Confédération Nationale des Employeurs du Bénin (CONEB) veut aider le gouvernement dans ses ambitions, nous sommes allés à la rencontre de son président Albin Féliho. Suivez l’intégralité de l’interview qu’il nous a accordée.

Présentez-vous à nos lecteurs ?

Je suis Albin FELIHO, Administrateur de sociétés. J’interviens dans le secteur de l’Industrie du Tourisme et des Voyages et préside aux destinées de la Confédération Nationales des Employeurs du Bénin (CONEB).

Parlez-nous un peu de la CONEB ?

La CONEB est la Confédération Nationale des Employeurs du Bénin. Elle est créée en décembre 2015 avec 89 membres, dont 12 fédérations nationales. La CONEB a pour vocation affichée de défendre les intérêts des chefs d’entreprises avec une philosophie humano-centrée, c’est-à-dire qu’elle défend l’homme dans l’entreprise. En effet, l’homme dans les conditions de progrès social optimal à un rendement dans son entreprise, sa productivité a donc un impact sur les résultats de l’entreprise. Le plus important, c’est l’homme au centre de l’entreprise qui a des préoccupations diverses. Quand on parle d’homme, c’est un ensemble de parties prenantes autour de l’entreprise (Employeur, fournisseur, clients, employés…), des vues différentes selon leurs positions, leurs classifications et leurs intérêts. Le rôle de l’employeur est donc de les concilier, les conjuguer vers un but commun : la pérennité de l’entreprise.

La CONEB et le CNP ne se marchent pas sur les pieds ?

La CONEB est bien une organisation patronale comme il n’en existe plusieurs au Sénégal, au Cameroun, au Mali, et même en France. D’ailleurs au Bénin, ce n’est pas une particularité si on prend en compte les organisations syndicales ; elles sont cinq et s’entendent très bien pour constituer la composante du mouvement tripartite régie par le Bureau international du Travail (BIT) à savoir SYNDICATS, PATRONAT, ÉTAT. S’il y a une, deux, trois voire quatre organisations patronales qui s’inscrivent dans ce paysage, elles sont les bienvenues. Je peux vous dire que c’est tout à fait normal que des patrons qui sont des champions d’entreprises privées rivalisent de leadership dans la création d’organisation défendant leurs intérêts. Il n’est donc pas exclu qu’il y ait autant de patronats que de leadership pour le porter. La constitution béninoise autorise la pluralité des mouvements associatifs ; c’est donc un droit constitutionnel.

Quelles sont les actions déjà entreprises par la CONEB ?

La CONEB a déjà mené un certain nombre d’actions dont les plus importantes sont les jeudis du patronat où nous échangeons sous forme de think thank sur les grands enjeux du développement socio-économique du Bénin. Le prochain jeudi du patronat va se pencher sur les opportunités que les opérateurs économiques béninois peuvent tirer du PAG : Programme d’Action du Gouvernement. Nous travaillons également à consolider la CONEB département par département. Au demeurant, nous avons déjà présenté la CONEB à toutes les institutions de la République ; à certains partenaires techniques financiers et quelques ministères. Le travail se poursuit.

Quels liens entretenez-vous avec les universités béninoises dans le cadre de la promotion de l’homme quand on sait que l’université est le temple du savoir ?

Le développement de la technologie est une opportunité majeure pour les pays africains ; plus que pour les pays occidentaux. Dans un monde moderne, il faut travailler de concert avec les universités surtout dans le domaine numérique pour définir les besoins de l’entreprise. Nous travaillons déjà à collaborer avec les universités afin de leur permettre de sortir des programmes de formation adaptés à des besoins de demain et non d’aujourd’hui. L’université d’aujourd’hui doit proposer des programmes pour d’ici à 20 ans. Le patronat a besoin des diplômés capables d’internaliser des besoins réels de l’entreprise. Nous comptons donc développer un modèle dual : un temps en entreprise, un temps à l’école pour sortir des « jeunes béton »

Quelle est la contribution de la CONEB pour permettre aux entreprises de bénéficier du PAG prévu pour être exécuté sur la période 2016-2021 ?

Dans le cadre de la mise en œuvre du PAG, il y a une grande partie de l’argent qui sera mobilisé auprès du secteur privé à travers le partenariat public-privé. Il n’y a pas de raison que cela serve à payer des prestations des multinationales ; c’est pourquoi la CONEB se positionne déjà comme un acteur majeur pour conduire ses membres à un niveau de labélisation requis pour jouer un rôle de relais efficace auprès de ces multinationales qui ont, il faut le reconnaitre de gros moyens et un niveau de technicité et de compétence meilleur au nôtre. Pour cela, il faut être à un niveau de compétitivité acceptable pour les investisseurs privés étrangers.

Une Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir pour créer 48000 emplois à l’horizon 2021, quel pourrait être la contribution de la CONEB ?

La CIIS, c’est le modèle de la Silicone Valley. Ce n’est pas nouveau ; mais mieux vaut tard que jamais. Nous allons travailler avec le gouvernement pour mettre en place des infrastructures adaptées avec une connexion haut débit, un environnement propice où des jeunes peuvent sortir des idées. Nous avons une commission en notre sein qui s’occupe de ces questions. Des propositions sont faites à cet effet. Je puis vous dire qu’à côté de la CIIS, la CONEB est en mesure immédiatement et tout de suite de mettre un espace d’environ 20 bureaux à la disposition des jeunes pour produire de la réflexion et sortir des idées novatrices pour le Bénin.

Quelles sont vos propositions par rapport à vos collègues qui souffrent le martyre avec la crise au Nigéria ?

Dans le cadre des jeudis du patronat, nous nous sommes déjà penchés sur la base de travail des experts à la question des relations entre le Bénin et le Nigéria. A ce niveau, les difficultés sur le terrain donnent des raisons de compatir à la situation de nos collègues qui en souffrent avec des pertes qui se chiffrent à des milliards de francs CFA. Nous pensons que l’État a le devoir d’accompagner ces opérateurs économiques, car il s’agit d’intérêt et de survie nationale. En ce qui concerne nos collègues, nous leur proposons de transformer cette difficulté en une opportunité à saisir. De la faiblesse du Naira, nous devons transformer l’ancien modèle en une opportunité ; c’est-à-dire acquérir des produits bon marché au Nigéria et les distribuer aux autres pays de l’UEMOA. La position stratégique du Bénin lui offre en effet la possibilité de commercialiser non seulement avec le Nigéria (193 millions d’habitants ; Ndlr), mais aussi avec les autres pays de l’UEMOA ; deux entités qui constituent un grand marché de débouchés.

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