Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
stevehoda.over-blog.com

Sortie médiatique du président du Rassemblement des Forces du Progrès (RFP) : « Le silence est un cancer pour la politique » dixit Léonce Houngbadji

3 Août 2016, 11:02am

Publié par HODA Kouakou Steve

Léonce Houngbadji
Léonce Houngbadji

En prélude à la rentrée politique de son parti le Rassemblement des Forces du Progrès (RFP), Léonce Houngbadji a tenu ce samedi 30 juillet 2016, une conférence de presse à l’hôtel Azalai pour décrypter l’actualité politique du Bénin après 03 mois de Patrice Talon à la tête du pays. On retient de l’essentiel que l’homme a sévèrement critiqué l’action politique de Patrice Talon depuis sa présence à la Marina.

Selon le président du Rassemblement des Forces du Progrès (RFP) : « Le silence est un cancer pour la politique ». C’est pour éviter que la politique béninoise soit atteinte de cancer que Léonce Houngbadji a décidé de rompre le silence. À la faveur d’une conférence de presse qu’il a organisée à l’hôtel Azalai de Cotonou le samedi 30 juillet dernier, l’homme est revenu sur les actions menées par le gouvernement de Patrice Talon ces trois derniers mois. Pour Léonce Houngbadji, le gouvernement a posé des actes forts comme la nomination des préfets, la réduction du délestage et le début du paiement de la dette intérieure. Mais en dehors de cela, il dit voir un gouvernement qui fonctionne sous boussole avec une stratégie qu’il qualifie de IDM (intoxication, désinformation et manipulation). Après trois mois d’observation, le jeune leader politique pense qu’il faudra quitter le champ de prestation politique. Sur le plan social, il accuse le gouvernement d’avoir supprimé des emplois, de n’avoir pas amélioré les conditions des forces de sécurité et des femmes et surtout de mépriser les droits de l’homme. S’il dénonce la suspension de 21 étudiants, il affirme que rien n’est fait pour améliorer les conditions de la couche estudiantine. Face à cette situation, il donne une semaine au gouvernement pour rétablir ces étudiants. Abordant le volet économique, il pense que le gouvernement est incapable de mobiliser des ressources et opère des reformes pour faire fuir les investisseurs. Léonce Houngbadji craint le retour du PVI et met en garde le gouvernement contre toute tentative de recourir à cette réforme (qui a entrainé la brouille entre lui et Yayi Boni ; NDLR). L’homme n’a pas manqué de souligner la baisse des recettes douanières sous la rupture ; ce qui serait de 15 milliards de francs CFA. En ce qui concerne l’aspect politique, le leader du RFP dénonce l’utilisation des audits comme moyen de chasse aux sorcières et s’oppose à la reforme sur le mandat unique proposé par Patrice Talon. Pour finir, Léonce Houngbadji a fait des propositions allant dans le sens d’améliorer la gouvernance sous l’ère du nouveau départ. Il propose en effet au gouvernement de sortir un programme d’action, se mettre au travail et mettre fin à la suppression de l’emploi des jeunes. On pourra noter de cette conférence l’engagement et le courage d’une certaine jeunesse qui tient à avoir son mot à dire. Plus que ses ainés, Léonce a toutefois montré qu’il est « garçon ».

Voir les commentaires

56 ans après, Talon décidé à placer le Bénin sur la véritable voie du développement économique et social

3 Août 2016, 10:51am

Publié par HODA Kouakou Steve

Le Président Patrice Talon
Le Président Patrice Talon

Le président Patrice Talon a livré ce dimanche 31 juillet 2016 son premier discours sur l’état de la nation. En 5 mn au maximum, le président de la république s’est prononcé sur trois grands sujets majeurs. On peut noter l’unité nationale, le développement économique et social ainsi que les réformes politiques et institutionnelles.

C’est sans doute le discours sur l’état de la nation le plus rapide de l’histoire de l’Afrique. En 5 mn au maximum, le président Patrice Talon a livré ce dimanche 31 juillet 2016 l’essentiel du contenu de son message. Sans surprise, le chef de l’Etat est revenu sur sa préoccupation majeure et ce pourquoi il a été élu : les réformes politiques et institutionnelles. « J’engagerai sous peu le processus de révision de la constitution » a-t-il martelé avant de préciser « mais avant l’ultime étape de saisine du parlement, je compte recueillir par une consultation en forme référendaire, l’appréciation de l’ensemble du peuple béninois sur les choix que j’ai opérés. Le chantre du nouveau départ semble plus que décidé de reformer le modèle politique du Bénin afin de rétablir l’équilibre constructif entre les différentes institutions, le renforcement de l’indépendance de la justice, la lutte contre l’impunité, la réforme du système partisan et la stabilité du code électorale. Ce qui ne peut évidemment se faire sans l’unité nationale. C’est pourquoi, le président de la république en a mis un point d’honneur lors de son discours. « Je dois souligner les progrès accomplis sur le chantier de l’unité nationale qui nous donnent à tous la fierté d’appartenir à une nation toujours en construction certes, mais libre, responsable et mûre. Pour nous aujourd’hui et pour les générations futures, la tâche sera de travailler à consolider, chaque jour davantage, cette union de toutes les filles et de tous les fils de ce pays ».

Le défi du développement économique et social du Bénin

Le Bénin à l’instar de nombreux pays francophones a accédé à l’indépendance politique ; et comme ses homologues il a peine à conquérir l’indépendance économique. Ce qui amène le chef de l’Etat Patrice Talon à faire la remarque suivante : « je dois ensuite faire avec vous le constat de ce que, en 56 ans, notre pays n’a pas beaucoup avancé sur le chemin du développement économique et social ». C’est pourquoi il compte placer le pays sur l’orbite des pays les mieux avancés. « Il est temps d’entamer résolument la lutte contre la pauvreté et le sous-développement car la liberté dans la pauvreté n’est qu’un leurre » a t - il souligné sans toutefois manqué de souligner que « la liberté n’est pas une fin en soi, elle est un moyen de développement ». Conscient que le Bénin dispose de potentialités tant au niveau humain que naturel, Patrice Talon lance un défi commun et personnel : « Il nous appartient donc de décider et de prendre la mesure des choses, de faire des choix pertinents qui tiennent compte de nos potentialités, de nos talents et compétences ainsi que des ressources disponibles pour aller résolument à la conquête du développement ».

Voir les commentaires

L’ex-président du Dahomey (actuel Bénin) Émile Derlin Zinsou s’est éteint

29 Juillet 2016, 14:39pm

Publié par HODA Kouakou Steve

Pr Emile Derlin Zinsou
Pr Emile Derlin Zinsou

L’ex-président du Dahomey devenu Bénin, Émile DerlinZinsou n’attendra pas 2018 pour célébrer son centenaire. Âgé de 98 ans, le plus vieux des anciens chefs d’État béninois s’est éteint ce jeudi 28 juillet 2016 à 23h 30. Né le 23 mars 1918 à Ouidah, Lionel est diplômé de la faculté de médecine de Dakar. Diplôme qu’il obtient après avoir fait de brillantes études à l’École William Ponty du Sénégal. Très engagé dans la politique, Émile DerlinZinsou fait ses premiers pas dans ce milieu en 1950. En 1968 et plus précisément le 17 juillet, il accède au pouvoir grâce à un coup d’État militaire. Un an plus tard, il est renversé du pouvoir par un autre coup d’État militaire. En 1972, lorsque Mathieu Kérékou s’installe au pouvoir un 26 octobre, il deviendra le principal opposant au régime marxiste-léniniste instauré par le caméléon. Il sera même indexé comme le cerveau du coup d’État manqué de 1977 contre le régime révolutionnaire de Mathieu Kérékou et dirigé par l’incontournable Bob Denard. Selon quelques indiscrétions, il se trouverait même dans l’avion affrété par les mercenaires qui ont conduit l’« opération crevette » visant à renverser Mathieu Kérékou pour l’installer. Même s’il nie toute implication dans ce putsch, l’ex-président béninois n’a fait aucun commentaire sur le livre écrit par Bob Denard qui affirmait qu’il était bel et bien à bord de l’avion attendant d’être proclamé président de la République. Notons qu’outre la politique, Émile DerlinZinsou a été vice-président de la francophonie et également président d’honneur de l’organisation internationale de lutte contre la drépanocytose (OILD). Si Kérékou n’a pas attendu de vivre les élections de mars 2016 qui a consacré Patrice Talon à la tête du pays, Émile DerlinZinsou lui n’attendra pas de voir le 56e anniversaire de l’accession de son pays à la souveraineté nationale et internationale. Comme le dit mon confère Romiko Victor Nongni : « Si ces pères de cette nation ne sont pas des dieux, peut s’en fallait. Car, il n’y a que les dieux qui choisissent les moments marquants de l’histoire d’un peuple pour rejoindre Dieu »

Voir les commentaires

OCJ: Damien Owolabi passe la main à Kpèna Thomas Singbo

28 Juillet 2016, 02:38am

Publié par Zek Alafai

OCJ: Damien Owolabi passe la main à Kpèna Thomas Singbo

Après l’élection qui a consacré, le samedi 23 juillet dernier à Bohicon, la victoire de la liste conduite par Kpèna Thomas Singbo, la passation de service entre les bureaux sortant et entrant de l’Organe Consultatif de la Jeunesse (OCJ) a eu lieu le lundi 25 juillet 2016 au siège de ladite institution à Kouhounnou. La nouvelle équipe, qui regorge de talents et compétence avérés, aura la lourde mission de poursuivre l’œuvre déjà entamée par Damien Owolabi et les siens, celle du rayonnement tant au plan national qu’international de l’OCJ.

Les évènements arrivent dans la vie des hommes et celles des institutions humaines de façon cyclique. Un jour, on vient et un autre, on part. Et le moment vint le lundi 25 juillet 2016 pour Damien Owolabi de passer le témoin à Kpèna Thomas Singbo à la tête de l’Organe Consultatif de la Jeunesse (OCJ). C’est en effet, suite à la brillante victoire de la liste conduite par ce dernier que la passation de service a eu lieu entre les deux bureaux. C’était un événement fort simple qui a connu la participation de jeunes leaders, des responsables des mouvements et associations de jeunes. Damien Owolabi et ses pairs peuvent se targuer de laisser à ses successeurs une institution dont le rayonnement dépasse les frontières du Bénin. Sous sa présidence, l’OCJ s’est davantage ouvert à la jeunesse qui a vu ses préoccupations portées au plus haut niveau. Le siège de l’union panafricaine de la jeunesse a été délocalisé au Bénin. Des acquis que la nouvelle équipe qui s’installe va certainement pérenniser. « Notre vision est de faire de l’OCJ une véritable plateforme d’interface et d’émergence d’une jeunesse épanouie, consciente et disponible » dira d’ailleurs Kpèna Thomas Singbo dans son discours d’investiture. Il entend renforcer la visibilité de l’OCJ et ses structures décentralisées afin de faire d’elles de véritables interlocutrices au niveau des communes, poursuivre le plaidoyer en vue de la mise en œuvre de la politique nationale de la jeunesse que les jeunes ont contribué à rédiger et dont ils souhaitent vivement l’adoption en conseil des ministres. Il peut, pour ce faire, compter sur une équipe dynamique dont les compétences sont reconnues au sein de la couche juvénile. Nul doute qu’avec cette équipe à la tête de l’OCJ, la jeunesse ne peut qu’espérer à un lendemain meilleur, car elle est sûre que ses préoccupations seront désormais prises en compte par les autorités compétentes au plus haut niveau.

Voir les commentaires

Le Bénin a désormais quatre universités publiques

28 Juillet 2016, 02:28am

Publié par HODA Kouakou Steve

Le Bénin a désormais quatre universités publiques

Le conseil des ministres du mercredi 27 juillet 2016 a accouché d’importantes décisions. On peut noter surtout la recomposition de la carte universitaire. En effet, le nombre d’universités passe de 7 à 4.

À la prochaine rentrée universitaire, le Bénin comptera 4 grandes universités au lieu de 7 comme prévu par le régime du docteur Yayi Boni. Ainsi, en a décidé le conseil des ministres de ce mercredi 27 juillet 2016. En effet, on notera désormais comme université béninoise, l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), l’Université de Parakou, l’Université d’agriculture de Porto-Novo et l’université de Sciences et technologies d’Abomey-Calavi. Tous les centres universitaires du Bénin seront donc répartis sur l’ensemble de ces quatre universités. Le gouvernement de Patrice Talon à travers cette décision entend donc utiliser efficacement le personnel enseignant pour un enseignement de qualité. Comme autres décisions, on peut noter que le décret de nomination des 9 membres actuels de l’Arcep est abrogé. Leur désignation n’aurait pas respecté la loi relative aux communications électroniques et de la poste. La SEGUB et les autres structures impliquées dans la gestion de l’escorte des véhicules d’occasion en transit devront s’expliquer par rapport à des milliards qui se sont évanouis dans la nature. Une différence de 9 milliards de francs entre le virement en 2012 et le montant constaté dans les comptes du trésor. Une société de BTP a encaissé 14 milliards de francs dans le secteur de l’escorte des véhicules d’occasions, sans contrepartie de prestation.

Voir les commentaires

Mécontentements tous azimuts: le régime Talon entre dans sa zone de turbulence

28 Juillet 2016, 02:18am

Publié par HODA Kouakou Steve

Etudiants en grève
Etudiants en grève

Il a fallu trois mois aux populations béninoises pour mettre fin à l’état de grâce vis-à-vis du régime du nouveau départ. Et ce n’est pas nous qui le disons, mais les mouvements de mécontentement observés çà et là sont signes que la rupture de Patrice Talon est entrée dans sa zone de turbulence.

Marche des étudiants réprimée à Cotonou en début de semaine, sit-in des étudiants de l’École Normale Supérieure, grèves par ci et par là, on est en droit de dire que le régime du changement, après trois mois, est effectivement entré dans une zone de turbulence. À l’analyse de la situation, plusieurs raisons pourraient expliquer cet effet de chose. D’abord, le bilan social du gouvernement après ses 100 jours. Ensuite, la crise économique au Nigéria qui affecte gravement l’économie béninoise et enfin les attentes non comblées par le régime du changement, qui malheureusement ne sont pas en train d’être réglé par le président Patrice Talon et son gouvernement.

Le bilan social du régime du nouveau départ

Dès l’entame de son mandat, le gouvernement de la rupture a pris des mesures fortes pour assainir les dépenses publiques et pour la relance de l’économie. Mais le péché commis par Patrice Talon et son gouvernement, c’est d’avoir ignoré que dans ce pays, l’intérêt personnel est plus fort que l’intérêt général. Chacun préfère voir sa situation être résolue au détriment des autres. Comme le bilan social des cent jours n’est pas aussi reluisant et ne voyant pas les choses venir comme il le faut, certaines couches sociales ont décidé de mettre la pression pour avoir gain de cause. C’est ainsi qu’on constate ces dernières semaines, des mouvements de mécontentements un peu partout.

La crise économique au Nigéria

Le Nigéria vit l’une des crises les plus graves de son histoire. Victime de la chute du prix du baril sur le marché international, le pays a vu sa monnaie se déprécier voire même dévaluer. Une situation qui n’est sans conséquence sur l’économie du Bénin qui partage plus de 700 km avec son grand voisin de l’Est. En effet, la dévaluation du naira ne permet pas aux grossistes ou autres opérateurs nigérians de venir s’approvisionner au Bénin. La conséquence directe est que le revenu de certains commerçants béninois a sévèrement baissé. Ajouté à cela, la morosité économique au Bénin qui ne permet pas au panier de la ménagère de se remplir. On peut donc craindre une explosion sociale et il va falloir vite réagir.

Les attentes non comblées par Boni Yayi

L’administration est une continuité et Patrice Talon s’est dit prêt, lors de son investiture à gérer ce pays. Alors, le chef de l’État béninois doit discuter avec ses ministres d’un plan d’urgence pour régler un tant soit peu les questions cruciales laissées en suspens par Boni Yayi. La question de la session unique à l’UAC par exemple devrait être réglée une fois pour de bon afin d’éviter les situations malheureuses qu’on constate dans le monde universitaire et qui durent depuis des lustres. Bien vrai le régime du nouveau départ est entré dans sa zone de turbulence, mais il y a possibilité de rassurer le peuple. C’est en cela que le discours du 31 juillet est très attendu. Patrice Talon doit donc assurer ce dimanche !

Voir les commentaires

Regards croisés de L’ABDC et des acteurs politiques sur le rapport de la commission Djogbénou

25 Juillet 2016, 11:14am

Publié par Zek Adjitchè

Photo des participants
Photo des participants

C’est la salle de conférence du Centre de Documentation et d’Information Juridique (CDIJ) qui a servi de cadre à l’Association Béninoise de Droit Constitutionnel (ABDC) pour l’organisation de ses troisièmes entretiens politiques. Une rencontre à laquelle ont pris part bon nombre de personnalités politiques. Leurs réflexions ont porté sur le mode de gouvernance et les institutions dont a besoin le Bénin pour véritablement amorcer son développement.

Les fruits ont une fois encore tenu la promesse des fleurs. Les troisièmes entretiens politiques de l’Association Béninoise de Droit Constitutionnel (ABDC), présidée par le professeur agrégée Joël Aïvo, ont eu le lieu le jeudi 21 juillet 2016 dernier dans la salle de conférence du Centre de Documentation et d’Information Juridique, comme à l’accoutumée. Les personnalités politiques, historiens, juristes, universitaires, etc… qui ont massivement répondu présents à ce énième rendez-vous, ont confronté leurs idées sur les reformes politiques et institutionnelles qui sont envisagées par le président Patrice Talon et son équipe. Trois communications ont meublé ces assises. Les débats furent très fructueux et les participants ont exploré des pistes susceptibles d’apporter d’essentielles contributions au rapport de la commission Djogbenou qui a remis ses travaux au président de la république. Patrice Talon, le 28 juin dernier. IL faut dire que l’ABDC est une société scientifique qui organise régulièrement des activités de ce genre entrant dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit. Elle bénéfice le plus souvent de l’appui technique et financier de la fondation Hanns Seidel qui ne ménage aucun effort à l’accompagner dans ses initiatives.

Voir les commentaires

Développement agricole : des bénéficiaires du fonds PADA outillés sur l’élaboration de plans d’affaires et recherche de marché

25 Juillet 2016, 08:14am

Publié par HODA Kouakou Steve

Le formateur PEDRO Comlan en action
Le formateur PEDRO Comlan en action

Du 21 au 23 juillet 2016 s’est tenu dans la salle de conférence de l’hôtel Fifatin de Bohicon, la session 2 de formation sur l’élaboration de plans d’affaires et recherche de marché au profit de 22 promoteurs sélectionnés au Fonds compétitif et au Fonds à frais partagés du PADA des départements de l’Atacora/Donga, du Borgou/Alibori, du Mono/Couffo et du Zou/Collines.

Le jeudi 21 juillet 2016, première journée de formation, a débuté par la présentation des objectifs et du contexte de l’organisation de l’atelier. Cette présentation a été faite par Monsieur KOUGBLENOU Gabriel, Spécialiste finance rurale au PADA. Il s’en est suivi la présentation des participants et leurs attentes ainsi que le programme de formation ; le tout encadré par messieurs PEDRO Ernest Comlan et Djodjo Kouton Sagbo Damien, personnes ressources et formateurs.

« Echange sur les pratiques et expériences des participants ; clarification de concepts touchant l’élaboration du plan d’affaire » sont les éléments qui ont marqué cette première journée. Il s’agissait ici de permettre aux participants de partager leurs expériences en ce qui concerne la recherche de financement pour leurs activités et de les permettre de mieux cerner les concepts liés à l’élaboration de plan d’affaires tels que la consommation, la demande, l’offre, l’idée du projet, le marché et autres. Monsieur Djodjo Kouton Sagbo s’est surtout appesanti sur la notion du crédit et son importance pour le développement de l’entreprise avant d’expliquer le fonctionnement du circuit économique. La journée du jeudi 21 juillet a pris fin avec des exercices pratiques. En effet, répartis en trois groupes à savoir les promoteurs du secteur riz, du secteur poisson et anacarde, les participants devraient démontrer le bien fondé d’une idée de projet à partir d’un tableau de la micro sélection d’idée d’affaire conçu par les formateurs de l’atelier.

La journée du vendredi 22 juillet 2016, deuxième journée de formation, a débuté par la présentation du rapport de la séance précédente. Juste après ce rapport présenté par CAPOCHICHI Carmel, Monsieur Djodjo Kouton a introduit l’élaboration d’un plan d’affaire. Le formateur s’est penché sur les éléments importants du plan d’affaire tels que le résumé du projet, la présentation du promoteur, le bilan personnel de celui-ci ainsi que la structure organisationnelle de l’entreprise. La Présentation du projet qui comprend la justification, la mission de l’entreprise, sa vision, ses objectifs à court, à moyen et long terme et le calendrier de réalisation des activités ; a également été abordé par le formateur qui n’a pas manqué de préciser l’importance de dresser le bilan financier du promoteur.

L’introduction à l’élaboration du plan d’affaire a laissé place au chapitre relatif à l’étude de marché. Les participants ont été entretenus sur les principaux clients et la segmentation du marché. Après quoi le formateur a donné des explications sur la stratégie de commercialisation, la stratégie marketing ainsi que le marché d’approvisionnement qui sont des éléments qui doivent nécessairement figurer dans l’étude de marché. Juste après cette partie, les participants ont eu droit à la présentation de la deuxième communication, c’est-à-dire : l’Etude technique. Il s’agissait ici d’éclairer la lanterne des promoteurs présents à cet atelier sur les éléments tels que « constructions », « équipements » et de les outiller afin qu’ils soient capables de dresser le tableau de GANT, de décrire le processus de production et de présenter les ressources humaines qui vont composer l’entreprise. Il s’en est suivi les travaux de groupe qui ont clôturé les activités de la matinée.

L’après-midi de ce vendredi a été consacré au chapitre sur l’étude économique et financière du projet. Le calcul du chiffre d’affaires, du coût d’investissement, des besoins en fond de roulement et du coût total du projet ont constitué l’ossature de ce chapitre. Le formateur Djodjo Kouton a également donné des explications sur l’analyse du plan de financement, du service de la dette. Il n’a pas manqué d’éclairer la lanterne des participants sur l’importance du bilan d’ouverture, des dotations aux amortissements, du compte de résultats prévisionnels. Le montage du plan de trésorerie, du bilan prévisionnel et les travaux de groupe ont mis fin au module de formation de cette deuxième journée.

Démarré à 7h par la présentation du rapport de la séance précédente par Madame Adélaïde LAOUROU, la journée du samedi 23 juillet 2016, a été entièrement consacrée à la présentation des projets élaborés par les différents groupes composés à cet effet (le groupe riz, anacarde et poisson). Après les différentes présentations, il s’en est suivi les critiques, observations des autres participants ainsi que celles des formateurs.

Faire connaitre le type de profil des entreprises agricoles finançables, c’est l’exercice auquel s’est adonné Monsieur Kougblenou Gabriel. L’objectif était de permettre aux participants à cet atelier de mieux se positionner pour bénéficier des fonds de garantie du PADA. L’évaluation de la session de formation a mis fin aux travaux de l’atelier aux environs de 11h.

Voir les commentaires

Explosion de la vente d’armes en France et attentats terroristes dans l’Hexagone : Coïncidence ou effet boomerang ?

20 Juillet 2016, 15:28pm

Publié par HODA Kouakou Steve

Vente d'armes
Vente d'armes

Jamais le marché des armes ne s’est aussi bien porté en France. Classé quatrième plus grand exportateur d’armes dans le monde derrière la Russie, les Etats-Unis et la Chine et première dans la zone euro, la France a réalisé un très bon chiffre d’affaires en 2015 en ce qui concerne la vente d’armes. Et l’année 2016 pourrait même battre tous les records. En effet, les industriels français ont enregistré sur la période 2015, une commande de 16,9 milliards d’euros selon le ministère français de la défense dans un rapport publié le 1er juin 2016 au parlement. Un chiffre qui est bien loin de ses performances sur l’ensemble des trois dernières années : 8,2 milliards d’euros en 2014 ; 6,8 milliards d’euros en 2013 et 4,8 milliards en 2012. Pour l’année 2016, les choses risquent d’être beaucoup plus sérieuses que ça. Tenez-vous bien ! La France a signé un contrat gigantesque de sous-marins pour l’Australie dont le montant pourrait avoisiner entre 8 et 17 milliards.

Cette très bonne performance de la France dans la vente d’armes contraste malheureusement avec une montée en puissance d’actes terroristes sur le sol français et l’on est tenté de parler d’un effet boomerang. La France dépense beaucoup d’énergie pour armer le Moyen-Orient ou encore certains pays de l’Afrique et devient du coup incapable d’assurer la sécurité sur son propre sol. L’Allemagne, première puissance mondiale ne dépense pas autant d’énergie pour armer le monde et autant elle vit paisiblement loin d’attentats terroristes.

Longtemps, l’on a pensé que pour avoir la paix, il faut préparer la guerre. Malheureusement, l’on est tenté de conclure que cette assertion a atteint ses limites. Si nous voulons un monde de paix ; il faut installer dans les cœurs, un esprit de paix. La lutte contre le terrorisme serait un vieux souvenir, si l’on dépensait plus d’énergie à financer l’agriculture que de financer la fabrication d’armes. Car comme le dit l’autre : La terreur est l’arme de personnes eux-mêmes terrorisés.

Voir les commentaires

« MTN-Bénin occupe les 70% du marché des transferts de fonds via mobile » : Virgile TOFFODJI, Directeur Mobile Money chez MTN-Bénin

20 Juillet 2016, 00:43am

Publié par HODA Kouakou Steve

Virgile TOFFODJI, Directeur MM chez MTN-Bénin
Virgile TOFFODJI, Directeur MM chez MTN-Bénin

Plus de 5000 milliards de francs CFA ont transité via transferts de fonds mobile money dans l’espace Uemoa en 2015. Quelle a été la part de MTN-Bénin dans cet important flux financier ? C’est pour en savoir plus que votre blog s’est rapproché du Directeur du service Mobile Money de l’entreprise. Virgile Toffodji répond à nos préoccupations et nous parle de la collaboration entre son entreprise et le gouvernement béninois.

Présentez-vous à nos lecteurs

Je suis Virgile TOFFODJI, Directeur Mobile Money chez MTN Bénin

Dites-nous ce que c’est que le Mobile Money ?

Mobile Money (MM) est aujourd’hui une solution de services financiers que nous offrons de plus à nos abonnés. Nous leur donnons une autre raison d’utiliser leur téléphone. En effet, c’est une innovation qui permet aujourd’hui de régler la question d’accès aux services financiers parce que vous n’êtes sans savoir que le taux de bancarisation au Bénin tourne autour de 10%. Vous comprenez qu’il y a donc 90% de nos populations qui n’ont pas accès à ces services. Et quand on sait que 74% de personnes au Bénin ont un téléphone portable, il y a toutes les raisons de développer cette technologie. Retenons que MM permet d’envoyer et de recevoir de l’argent, de payer ses factures et même de faire toute sorte de transactions financières. Vous pouvez par exemple grâce au MM réactiver votre compte Canal plus, acheter directement du crédit, envoyer ou recevoir du crédit depuis la Côte d’Ivoire. C’est une solution pratique qui vous facilite la vie aujourd’hui. Nous prévoyons une panoplie de services qui vont venir avec le temps.

Peut-on avoir une idée de ces services qui viendront avec le temps ?

Nous sommes en train de prévoir avec le MM de permettre à nos abonnées de faire des tontines. Nous prévoyons également de permettre à notre clientèle d’envoyer en plus de la Côte d’Ivoire de l’argent dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest.

Selon les statistiques fournies par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans son rapport sur la situation des services financiers via la téléphonie mobile dans l’espace UEMOA, 5121 milliards ont transité par mobile money dans l’espace UEMOA. Quelle est la part de MTN Bénin dans cet important marché financier ?

C’est vrai, le rapport de l’Uemoa précise bien que 5121 milliards de FCFA ont transité par le biais de Mobile Money dans l’espace ouest-africain. MTN Bénin a bel et bien contribué à cela même si je ne peux vous dire avec exactitude quelle a été notre part dans cet important flux financier. Toutefois, il faut préciser que MTN est au Bénin le leader dans la technologie mobile money. Bien vrai le Ghana est un géant dans le domaine ; la Côte d’Ivoire également fait des avancées considérables, mais le Bénin connait aussi une progression remarquable.

Pourrait-on néanmoins avoir quelques chiffres ?

Je peux vous dire qu’en matière du trafic au Bénin, MTN occupe les 70 % du marché en ce qui concerne les transferts de fonds via la technologie MM. Pour ce qui est de la performance réalisée dans l’espace Uemoa, je ne peux vous dire avec exactitude notre contribution ; je veux parler des 5121 milliards de francs CFA qui ont transité dans notre espace économique. Il faut noter que dans les pays comme la Côte d’Ivoire, le MM a été fortement adopté. C’est aujourd’hui une solution qui est en train progressivement d’entrer dans les habitudes des populations béninoises.

Arrivez-vous à vous imposer face aux structures traditionnelles de transferts d’argent tels que western union, Moneygram et autres ?

Je ne parlerai pas de s’imposer, mais préciser que nous sommes dans un écosystème. Nous ne voyons pas forcément Western-Union et Moneygram comme des concurrents, mais comme des partenaires. Vous pouvez par exemple recevoir un transfert western union depuis votre téléphone portable. Dans ce cas, vous n’êtes forcement pas obligé d’aller faire une longue queue à la banque. C’est une question de partenariat comme vous le voyez, mais n’empêche que MTN demeure le leader de la place.

Y a-t-il une collaboration entre MTN et son concurrent direct Moov dans ce domaine ?

Comme je vous le disais, c’est une question d’écosystème. Il y a des services sur lesquels nous travaillons ensemble. Nous sommes en train d’aller progressivement vers l’inter-opérationnalité. Cela voudrait simplement dire que lorsque vous avez un compte mobile money chez un opérateur A, il vous sera possible d’effectuer des opérations en destination d’un compte mobile logé chez un autre opérateur B. Nous sommes pleinement en train d’étudier ce projet minutieusement, ce n’est une question de temps ; ça va venir.

Les populations béninoises peuvent espérer combien de temps pour bénéficier de cette innovation ?

Euh…je crois bien que l’Autorité de régulation va nous fixer sur le temps.

Des corridors de transfert d’argent mobile transfrontaliers existent dans la sous-région. On peut noter celui entre MTN Bénin et MTN Côte d’Ivoire. Les abonnés sont-ils suffisamment sensibilisés sur l’utilisation de ce type de paiement comme canal d’envoi et de réception d’argent à l’étranger, surtout entre la Côte d’Ivoire et le Bénin ?

Les gens sont bien sensibilisés ; ils connaissent très bien ce service. Aujourd’hui nous sommes en train de travailler pour ouvrir d’autres corridors. Ce n’est pas à moi de vous informer que l’activité commerciale entre le Bénin, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Togo voire le Nigéria est très développée et même en plein essor actuellement ; il est de bon ton qu’il puisse exister un corridor entre ces pays. Au Togo par exemple, nous sommes en train de travailler avec des partenaires pour vite démarrer. Les pays comme le Nigéria ou encore le Ghana ne partagent pas la même monnaie que nous. Nous avons des blocages en ce qui concerne la parité. Nous sollicitons donc l’accord de la banque centrale afin que les transferts puissent se faire en direction du Nigéria qui est la première destination quand on veut parler de mobile money. Toute chose qui va réduire un tant soit peu les nombreux cas de braquage dans les zones transfrontalières.

N’avez-vous pas peur des fluctuations de change entre les différentes monnaies ?

Un peu hésitant ! C’est une question très subtile, c’est pourquoi nous ne nous lançons pas à l’aveuglette dans ce projet. Nous travaillons avec des partenaires qui sont des experts dans le domaine. Pour dire que les choses sont en étude et lorsqu’elles seront prêtes, nous pourrons nous mettre à la disposition de nos abonnés.

MTN a aujourd’hui un nouveau PDG à sa tête Rob SHUTER, cela va-t-il avoir un impact sur vos projets ?

MTN c’est quand même une organisation ; nous avons une vision et par rapport à ça nous allons continuer à travailler.

Comment vous appréciez les 100 jours de Patrice Talon à la tête du Bénin ?

MTN est une entreprise commerciale, mais surtout une entreprise citoyenne. Par rapport à cela, elle est engagée du côté du gouvernement béninois avec qui elle travaille en parfaite symbiose. Le gouvernement actuel a placé l’économie numérique au nombre de ses priorités, et puisque c’est un secteur dans lequel nous sommes leaders, nous sommes décidés à faire route avec lui. Ainsi donc, nous sommes en train de travailler ensemble pour développer le paiement des factures d’électricité, d’eau et autres projets dans le domaine de l’économie digitale. Je l’ai déjà souligné ; on ne peut parler d’économie numérique sans parler de moyen paiement. Nous pouvons dire que nous apprécions donc la vision du gouvernement et les perspectives sont très bonnes.

Votre mot de fin ?

Je tiens à remercier le journal « Le Soleil Bénin » pour tous les efforts qu’il fait pour éclairer les populations. Il faut noter que le mobile money facilite la vie des populations, c’est pourquoi nous invitons tout le peuple béninois a adopté ce type de moyen de paiement.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>