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agriculture

𝐂𝐫𝐞́𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞́𝐬 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 : 𝐮𝐧 𝐩𝐢𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥'𝐞𝐱𝐩𝐚𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞

15 Mai 2024, 15:50pm

Publié par HODA Kouakou Steve

𝐂𝐫𝐞́𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞́𝐬 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 : 𝐮𝐧 𝐩𝐢𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥'𝐞𝐱𝐩𝐚𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞

Dans de nombreux pays africains, le développement économique est entravé par un accès limité aux capitaux et aux investissements. Pourtant, une solution prometteuse émerge : la création de marchés locaux de capitaux. Cette approche innovante pourrait transformer le paysage financier africain, favorisant la croissance économique et l'essor de la classe moyenne.
𝐅𝐚𝐯𝐨𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥'𝐞𝐱𝐩𝐚𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞
Les marchés locaux de capitaux offrent aux entreprises locales un accès simplifié au financement. En soutenant ces entreprises, nous créons des emplois, stimulons la croissance économique et renforçons la classe moyenne. Les petites et moyennes entreprises, souvent les moteurs de l'économie, bénéficieront particulièrement de cette initiative.
𝐀𝐭𝐭𝐫𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐬
La création de marchés locaux de capitaux attire également l'attention des investisseurs institutionnels. En permettant les transactions en monnaie locale, ces marchés offrent une plus grande stabilité et réduisent les risques liés aux fluctuations des devises étrangères. Les investisseurs locaux et internationaux seront ainsi encouragés à injecter des capitaux dans l'économie locale.
𝐔𝐧 𝐜𝐚𝐭𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞
En promouvant les marchés locaux de capitaux, les gouvernements africains peuvent dynamiser leur économie et réduire leur dépendance vis-à-vis des capitaux étrangers. Cette autonomie financière favorisera un développement économique durable et inclusif, renforçant ainsi la résilience des nations africaines face aux chocs extérieurs.
Les marchés locaux de capitaux représentent une opportunité sans précédent pour l'Afrique. En favorisant l'essor de la classe moyenne et en attirant des investisseurs institutionnels, ces marchés peuvent jouer un rôle crucial dans la transformation économique du continent. Il est temps d'investir dans ces initiatives innovantes pour construire un avenir prospère et durable pour tous les Africains.

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Pourquoi investir dans les entrepreneurs locaux en Afrique ?

13 Mai 2024, 01:38am

Publié par HODA Kouakou Steve

Atelier AfriCereal sur l'amélioration des machines fabriquées localement

Atelier AfriCereal sur l'amélioration des machines fabriquées localement

Investir dans les entrepreneurs locaux en Afrique revêt une importance capitale, notamment en tenant compte du dynamisme et de la hashtagcréativité de la jeunesse africaine. Face aux défis liés à l'emploi, les entrepreneurs locaux offrent des solutions novatrices, créent des opportunités et impulsent une croissance économique inclusive. En effet, l'Afrique devrait connaître une augmentation significative de sa population d'ici 2050, ce qui accentuera la pression sur le marché du travail. Dans ce contexte, soutenir les hashtagentrepreneurs locaux devient essentiel pour créer des emplois, stimuler l'entrepreneuriat et favoriser le développement économique.

Ces jeunes entrepreneurs apportent des idées fraîches et des solutions adaptées aux besoins locaux, contribuant ainsi à la résolution des défis socio-économiques. Cependant, ils sont souvent confrontés à des difficultés d'accès aux marchés, au financement et à un encadrement adéquat sur le long terme. Pourtant, en leur facilitant l'accès à ces opportunités, nous favorisons leur croissance et leur pérennité.

Investir dans les entrepreneurs hashtaglocaux implique donc de mettre en place des mécanismes efficaces pour soutenir leur développement. Cela passe par la création de réseaux d'accompagnement et de mentorat, ainsi que par l'accès à des hashtagfinancements adaptés à leurs besoins. De plus, il est essentiel d'encourager les partenariats public-privé pour créer un environnement propice à l'entrepreneuriat.

Investir dans les entrepreneurs locaux en Afrique représente un investissement dans l'avenir du continent. En soutenant leur dynamisme et leur créativité, nous contribuons à relever les défis du marché du travail et à promouvoir un développement économique durable et inclusif pour tous.

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 𝐂𝐨𝐦𝐛𝐚𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐞𝐫𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞 : 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐧𝐨𝐯𝐞𝐫

6 Mai 2024, 23:34pm

Publié par HODA Kouakou Steve

Production maraichère bio hors-sol à Cotonou (Bénin)

Production maraichère bio hors-sol à Cotonou (Bénin)

L'Afrique de l'Ouest, riche en cultures et en traditions, est confrontée à un défi majeur : la cherté de la vie. Dans de nombreux pays de la région, les coûts des produits de première nécessité sont en constante augmentation, mettant à rude épreuve le budget des ménages et entravant le bien-être des populations. Mais face à cette réalité, émerge une lueur d'espoir : l'agriculture et l'innovation. Dans cet article, nous explorons comment l'adoption de pratiques agricoles novatrices, la constitution de stocks tampons et la valorisation des ressources agricoles urbaines peuvent transformer la situation économique de l'Afrique de l'Ouest.

La cherté de la vie en Afrique de l'Ouest est un phénomène complexe, influencé par une multitude de facteurs économiques et structurels. La demande croissante de produits alimentaires de base, conjuguée à une offre agricole souvent insuffisante pour y répondre, crée un déséquilibre sur les marchés locaux. De plus, les défis tels que les pertes post-récoltes et les infrastructures de stockage inadéquates contribuent à une instabilité des prix, rendant les aliments inaccessibles pour de nombreux ménages.

Face à cette réalité, des solutions innovantes émergent pour transformer le paysage agricole de la région. Tout d'abord, en investissant dans l'amélioration de la production agricole à travers l'adoption de pratiques durables et de technologies appropriées, les gouvernements peuvent augmenter la productivité et garantir un approvisionnement alimentaire stable. En parallèle, la constitution de stocks tampons et la modernisation des infrastructures de stockage peuvent atténuer les effets des fluctuations saisonnières de l'offre et de la demande. Enfin, la valorisation des ressources agricoles urbaines, telles que les espaces verts urbains et les toits, offre un potentiel inexploité pour la production alimentaire locale.

En adoptant une approche intégrée axée sur l'agriculture et l'innovation, l'Afrique de l'Ouest peut surmonter le défi de la cherté de la vie et ouvrir la voie à un avenir plus prospère et équitable pour ses populations.

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AfriCereal au Forum d’Investissement de la CEDEAO : Promouvoir l'agrobusiness et le développement régional

4 Mai 2024, 07:34am

Publié par HODA Kouakou Steve

AfriCereal au Forum d’Investissement de la CEDEAO : Promouvoir l'agrobusiness et le développement régional

Organisé par la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), AfriCereal a pris part à l’EIF 2024 qui s'est tenu à Lomé les 3 et 4 avril 2024, mettant en lumière le potentiel d’investissement de l’Afrique de l’Ouest, avec une attention particulière portée sur le redressement socio-économique des communautés de la CEDEAO. Le Forum d’Investissement de la CEDEAO (EIF) est une plateforme cruciale qui réunit les acteurs du développement pour discuter et promouvoir les opportunités d’investissement dans les secteurs clés des États membres de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

La participation d'AfriCereal au Forum d’Investissement de la CEDEAO 2024 reflète son alignement avec les discussions axées sur le développement agricole et l'autonomisation économique en Afrique de l'Ouest. En tant qu'acteur majeur de l'agrobusiness, AfriCereal s'engage à répondre aux défis identifiés, notamment en valorisant la jeunesse et en favorisant la transformation locale des produits agricoles. Les échanges sur l'importance de rendre l'agriculture attrayante pour la jeunesse résonnent avec la vision d'AfriCereal de créer des opportunités d'emploi et d'entrepreneuriat dans le secteur agricole. L'expérience de l'Inde en matière d'investissement dans la recherche, les semences résilientes et la mécanisation agricole inspire les ambitions d'AfriCereal en matière d'innovation et de technologie agricole. En s'alignant sur les recommandations pour la création de fonds destinés aux petites entreprises, l'accès démocratisé aux intrants agricoles et l'industrialisation du secteur, AfriCereal démontre son engagement envers la croissance économique inclusive et durable au sein de la CEDEAO. Par le déploiement de technologies de pointe, l'investissement dans les intrants agricoles locaux et le renforcement des capacités entrepreneuriales, AfriCereal entend contribuer à la réalisation des objectifs de développement régional et à la promotion d'une agriculture résiliente et prospère au sein de la communauté économique ouest-africaine.

Les conclusions finales du Président de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et de son Conseil d'Administration, Dr George Agyekum Donkor lors de l'hashtag#EIF2024.

1. Les technologies agricoles sont cruciales pour la sécurité alimentaire.
2. Les PPP sont essentiels au développement des infrastructures.
3. La nécessité de mettre moins l’accent sur les emprunts souverains au profit d’emprunts du secteur privé, compte tenu de la hausse des profils d'endettement nationaux.
4. La nécessité d'aller vers les obligations d’infrastructure car elles font correspondre les revenus au coût d’emprunt.
5. La préparation d’un projet est essentielle pour accéder aux financements. Les institutions financières devraient proposer des moyens de financement dans ce sens afin d’assurer la bancabilité du projet.
6. La nécessité de créer des marchés pour le commerce des produits agricoles afin d’assurer des prix garantis aux agriculteurs.
7. La construction d’installations de stockage pour entreposer les excédents de produits agricoles afin de stabiliser les prix pendant la contre-saison.
8. La nécessité de développer des instruments financiers autour des crédits carbone au lieu de les vendre.
9. Nous disposons d’immenses ressources, y compris des ressources qui seront le moteur de l’économie future; ce qui nous place en position de force.
10. Nos universités produisent chaque année des millions d’étudiants qui ont besoin d’un emploi. Cependant, les débouchés au niveau du marché de l'emploi sont limités. Ainsi, l’entrepreneuriat est la voie à suivre. Les structures, le financement et les politiques doivent être correctement positionnés pour rendre cela possible.

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Eurobond: Le Bénin mobilise 328 milliards FCFA sur le marché international

8 Avril 2019, 13:43pm

Publié par HODA Kouakou Steve

Après la mobilisation de ressources sur le marché financier de l’Uemoa, le Bénin a lancé des emprunts obligataires sur le marché international. Un premier essai et un premier succès. Le Bénin a en effet, réussir à mobiliser 328 milliards de FCFA sur ce marché. Une belle performance pour un premier pays d’Afrique de l’ouest à faire cette opération cette année.

Pour la première fois de l’histoire des émissions internationales africaines, un pays africain a effectué la première émission obligataire inaugurale en euros. Il s’agit bel et bien du Bénin qui a réussi à mobiliser 328 milliards de FCFA soit 500 millions d’Euros. Un financement qui  permettra d’exécuter des projets phares du Programme d’Actions du Gouvernement. En effet, c’est du 12 au 18 mars que le Ministre de l’Economie et des Finances de la République du Bénin, M. Romuald Wadagni, avait conduit une mission pour rencontrer des investisseurs internationaux en Europe et aux Etats-Unis. Le choix du Ministre Wadagni avait été porté, on se rappelle sur les principales places financières trois ans après le début du Programme d’Actions du Gouvernement, afin de pouvoir présenter aux investisseurs les résultats concrets de ce Gouvernement, y compris les réformes structurelles clés, la croissance économique forte et la réduction rapide du déficit budgétaire. Au cours de ces différentes, la partie béninoise avait convaincu sur la solidité des fondamentaux du Bénin, la pertinence du Programme d’Actions du Gouvernement et le sérieux des réformes mises en œuvre depuis 2016. C’est pourquoi, il était question de mobiliser de l’argent sur le marché international européenne. Ce qui fut fait. En effet,  un mois après la visite du Ministre, les autorités béninoises ont levé avec succès 500 millions d’euros soit 328 Mds CFA pour une maturité finale de 7 ans. Le profil de remboursement de cet instrument, amortissable sur les trois dernières années (2024, 2025, 2026), vise aussi à réduire le risque de refinancement et s’inscrit dans le cadre de la stratégie de gestion prudente de la dette publique. Notons que le Bénin est le premier pays d’Afrique à émettre une émission obligataire internationale inaugurale en Euros, une devise qui ne présente aujourd’hui aucun risque de change pour le bilan du gouvernement. Le Bénin est également le premier émetteur d’Afrique subsaharienne à solliciter le marché cette année, faisant donc preuve d’une rapidité d’exécution exceptionnelle qui a permis de saisir une fenêtre de marché favorable. Une manière de dire que depuis la prise de fonction du Président Patrice, la signature du Bénin est plus que crédible. Ce qui a valu au pays de recevoir des salutations de plusieurs investisseurs depuis 2016. On note aussi que la signature du Bénin est désormais attractive et l’attractivité de sa signature de crédit en souscrivant fortement à l’émission internationale : le livre d’ordres de l’opération a dépassé un milliard d’euros en moins de deux heures et atteint un pic d’environ 1,25 milliard d’euros dans la journée (c’est-à-dire une souscription de 250%). La forte demande pour les obligations béninoises s’est traduite par un coupon  de 5,75%, bien en-deçà des taux offerts sur le marché régional. La République est donc parvenue à diversifier ses sources de financement, tout en réduisant le coût moyen de sa dette de marché. Le succès de cette émission inaugurale démontre le fort intérêt affiché par les investisseurs internationaux pour le Bénin, et marque un moment décisif dans la dynamique d’ouverture économique du pays initiée par le Gouvernement.

 

 

 

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Comprendre les enjeux de l'agriculture 2.0 en Afrique

8 Avril 2019, 13:34pm

Publié par HODA Kouakou Steve

Ces dernières années, l’on a noté une démocratisation des TICs au service de l’agriculture. Une révolution favorisée par un certain nombre de facteurs et qui engage beaucoup plus de jeunes le long de la chaine de valeur agricole. Quels sont les facteurs qui ont entrainé le développement de l’E-agriculture ? Quels sont les défis à relever et les perspectives pour soutenir la croissance agricole et le développement des pays africains ? Au cœur de la révolution ICT4Ag

Longtemps considéré comme le secteur pourvoyeur d’emplois en Afrique, l’agriculture connait ces dernières années une révolution. L’on assiste en effet à l’entrée remarquée de beaucoup de jeunes africains au long de la chaine de valeur agricole. Qu’il s’agisse de la production, du marketing, du commerce ou encore de la consommation ; ils sont nombreux ces jeunes qui développent des solutions numériques locales pour impacter leur communauté. Plusieurs facteurs ont contribué à faire émerger le développement des TICs dans l’agriculture. Le premier facteur est bien le développement de la téléphonie mobile en Afrique. En effet, Selon les estimations de l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA) relayées sur le site de nos confrères de l’Agence EcoFin, l’Afrique subsaharienne demeure le marché mobile le plus dynamique du monde avec son parc d’abonnés toujours croissant. A la fin de l’année 2016 par exemple, cette région du continent avait enregistré 420 millions d’abonnés unique. Ce qui représente un taux de pénétration du mobile de l’ordre de 43%. Il faut à ce niveau préciser que le taux de croissance annuelle de la zone qui est de 6,1%, est plus élevé que la moyenne mondiale. Selon les projections du GSMA, l’Afrique subsaharienne pourra compter plus d'1/2 milliard d’abonnés unique au mobile, d'ici 2020, tandis que le nombre total de connexions SIM qui avait atteint le chiffre de 731 millions à la fin de 2016, frôlera le milliard au bout des trois prochaines annéesSelon le site d’Ecofin, 115 millions de nouveaux abonnés au mobile sont attendus en Afrique subsaharienne d’ici 2020. La République Démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Nigeria et la Tanzanie, pays qui ont une forte population dans la région, représenteront près de la moitié de ces nouveaux consommateurs du mobile. Notons qu’en 2016, le mobile a généré un revenu de 110 milliards de dollars US en Afrique subsaharienne, soit 7,7% du PIB de la région. D’ici 2020, les perspectives font état d’un revenu de 142 milliards de dollars, pour  8,6% du PIB.

Le second facteur qui a occasionné la révolution du digital dans l’agriculture est l’environnement favorable aux TICs qui a été dressé par les gouvernants. Au Bénin par exemple, un ministère a été entièrement consacré à l’économie numérique. Ce qui encourage de nombreux jeunes à se lancer dans le secteur agricole avec les solutions qu’ils développent. Ainsi, est né plusieurs pôles d’innovation sous l’impulsion de développeurs de technologies tels qu’Etrilabs au Bénin, CTA, iHub au Kenya ainsi que les groupes comme Orange, Safaricom, Nokia ou encore IBM. Ces pôles, il faut le préciser permettent aux startups  de développer le plein potentiel de leur génie et de s’insérer dans ce nouvel environnement promoteur. On n’oublie pas le grand rôle joué par CTA à travers la coopération internationale qui œuvre à promouvoir les initiatives ICT4Ag dans les pays Afrique Caraïbes Pacifiques. Beaucoup de gouvernements également contribuent à faire avancer ce secteur comme c’est le cas au Kenya où le gouvernement a mis en place un régime d’octroi de licence commun et ouvert. L’Etat Kényan a aussi investi plusieurs ressources dans l’installation de fibres optiques terrestre et sous-marines comme ce fut le cas aussi au Bénin, les TVA ont été supprimées sur les téléphones portables et le coût de l’internet a été réduit. De telles actions ne peuvent être que des mesures incitatives qui vont à coup sûr attirer des investissements.

Les défis à relever

S’il est à saluer la dynamique observée au niveau du développement des applications numériques pour l’agriculture, il faut noter que les jeunes startups peinent à devenir des entreprises à part entière. Et plusieurs facteurs peuvent expliquer cet état de chose.

D’abord, l’entrepreneuriat n’est pas encore suffisamment soutenu sur le continent. En effet, dans leur désir de se lancer dans l’entrepreneuriat, les jeunes peuvent être freinés par leur cercle familiale qui ne comprennent pas pourquoi emprunter un tel chemin au lieu d’aller déposer ses dossiers et travailler dans une entreprise ou dans la fonction publique. D’un autre côté, l’Etat apparente l’entrepreneuriat comme une fuite en avant pour ne pas répondre à la demande de l’emploi des jeunes. Dans les cursus scolaires et particulièrement les écoles d’agriculture, on n’apprend pas à l’étudiant comment faire des affaires ou encore développer des technologies. Dans les incubateurs ou autres pôle d’innovation, la question de la durabilité se pose encore et la faible disponibilité de capital risque n’est pas faite pour arranger les choses.

Ensuite, il faut noter que les modèles d’affaires développés par les jeunes startupers dans le domaine des TICS ne sont pas rentables. De plus, beaucoup d’investisseurs ne comprennent pas encore ces nouveaux marchés avec leurs spécificités. Il est donc difficile aujourd’hui de faire profit dans ce secteur vu qu’il existe des solutions analogues qui sont commercialisées en parallèles à celles développées par nos startups.

Enfin, il faudra noter que les jeunes startups sont freinées dans leur élan par les spécificités du monde agricole qu’ils ne comprennent pas toujours. En effet, beaucoup de jeunes qui développent les applications ICT4Ag ne connaissent pas le secteur agricole ou n’ont jamais pratiqué une activité agricole. Dans pareille circonstance, il est difficile de maitriser les paramètres afin de bien définir son modèle d’affaire. Aussi, pour la plupart des applications, c’est l’exploitant agricole qui est le client final. Erreur ! Puisque celui-ci dispose généralement d’une petite exploitation, il n’a pas un revenu consistant et pire est souvent pas trop instruit. Les exploitants agricoles continuent de travailler avec des outils rudimentaires et sont très dépendant du climat pour leur business.

 

Quelles perspectives ?

Le secteur agricole avec la démocratisation des TICs a de beaux jours devant lui. Pour cela, il faudra répondre aux défis énumérés plus haut. Ce qui passe nécessairement par une amélioration de l’environnement institutionnel. A l’image du Kenya, les gouvernants doivent prendre des mesures incitatives pour attirer les investisseurs, soutenir l’entrepreneuriat des jeunes et pour faciliter l’accès à internet à tous, condition sine qua non pour réussir dans ce domaine. Il faudra absolument améliorer les curricula de formation pour les mettre en adéquation avec les réalités du moment. Un travail de sensibilisation information doit être fait sur les possibilités d’investissement dans l’E-agriculture et sur le potentiel du marché pour les solutions TIC pour l’agriculture.

Mettre en place des centres d’incubations durables et permettre aux jeunes d’être en contact avec le monde agricole pour comprendre ses spécificités. Des équipes d’agronomes et de développeurs doivent travailler ensemble pour sortir des modèles d’affaires solides et rentables. Ce qui signifie que la clientèle des solutions ICT4Ag doit être orientée vers les agents de vulgarisation, les décideurs politiques, les distributeurs, les fournisseurs d’intrants, les chercheurs et autres qui sont des personnes dont le pouvoir d’achat est élevé.  Tout ceci permettra non seulement aux startups de faire du « cash » mais permettra à l’agrobusiness africain de prendre son envol.

L’autre chose est de ne plus considérer le téléphone portable comme le canal privilégié pour développer les applications TIC mais considéré également d’autres technologies mobiles telles que les stations météorologiques mobile, les étiquettes électroniques ou encore le développement des capteurs pour mesurer la température des champs, la concentration des nutriments ou la mesure de l’humidité des sols. En dehors de cela, la généralisation des drones est aussi l’autre solution de diversification des technologies ICT4Ag.

 

Steve HODA

 

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Recensement National de l’Agriculture (RNA) : le Bénin prépare la transformation du secteur

6 Janvier 2019, 19:42pm

Publié par HODA Kouakou Steve

Rendre disponibles des statistiques complètes, répondant aux normes de qualité requise et accessible à tous les acteurs ; c’est l’objectif que s’est fixé le  gouvernement béninois en lançant le Recensement National de l’Agriculture (RNA). Une originalité du régime de la rupture qui va transformer le secteur agricole béninois.

Combien de producteurs  de riz comptent le Bénin ? Connaissez-vous le nombre exact de cheptels présent sur le sol béninois ? Quelle est la superficie exacte de champs d’ananas que compte le Bénin ? Nous mettons au défi quiconque pourra donner une réponse exacte à ces différentes interrogations. Et pourtant, il est nécessaire de disposer des informations fiables sur la typologie qualitative et quantitative dans ce secteur pour prendre de meilleures décisions. C’est donc pour pallier à cela que le régime de la rupture a lancé le Recensement national de l’Agriculture (RNA). Ainsi, en 36 mois environ, 5600 agents recenseurs, 1200 agents cartographes, 1400 contrôleurs encadrés par 27 coordinateurs de zone seront déployés dans les villages et hameaux, collecteront auprès des ménages les données structurelles sur l’agriculture, l’élevage, et la pêche, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. Estimé à un coût global de 7,8 milliards de francs CFA, cette opération qui est un projet prioritaire du Programme d’Action du Gouvernement (PAG) permettra de collecter des informations fiables sur tout ce qui touche à l’activité agricole, y compris les statuts professionnels du secteur, afin d’identifier les différents problèmes qui entravent le développement du secteur et d’apporter des solutions appropriées. Pour les startups et les entreprises exerçant dans le secteur de l’agrobusiness ou encore les décideurs agricoles, c’est une bonne nouvelle. Etant donné que cela permettra à ces derniers de fonder leurs analyses sur des chiffres exacts et faire des prévisions sans risque de se tromper. Pour l’Etat, lui-même les données collectées permettront de prendre des mesures justes pour résoudre des problèmes précis. Le régime de Patrice Talon a promis de changer structurellement l’économie du Bénin. Ce qui passe par une autonomie énergétique ; le renforcement de la sécurité et la lutte contre la corruption qui est fondamentale pour y parvenir. La maitrise des statistiques nationales est également un aspect très important pour réussir à transformer une économie ; ce qui est bien comprit par le Chef de l’Etat béninois qui a véritablement fait l’option de poser les fondements du développement du pays. Et s’investit dans le secteur agricole, c’est le meilleur choix à faire car le succès d’un pays en développement repose toujours sur l’agriculture.

 

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Tresher-cleaner and economic fireplace tourning with rice balls : two AfriRice Agribusiness technologies to revolutionize the rice sector in Benin

8 Mai 2017, 11:13am

Publié par HODA Kouakou Steve

Elevator Pitch

The idea is to manufacture and sell two technologies appropriate to the production and processing of rice: economic rice balls for steamers (women who handcrafted rice), and threshing machines for rice farmers in the North and central Benin, areas of high rice production.

Developer

HODA Kouakou Steve holds a Master's degree in Economics and is 34-year-old without a child. Acting Director of the Mini Rizerie in Kérou (North Benin), specializing in the production, processing and marketing of parboiled and white rice, and CEO of Afririce Agrobusiness, he is the chairman of the preparatory committee for the establishment of the cooperative Developers of Atacora-Donga rice processing units. A man of commitment, developer of initiatives and permanently in search of new knowledge since his young age, he decided to embark on entrepreneurship. This forced him into several entrepreneurship training courses with the Junior Achievement company, the Ministry of Youth, the US Embassy, ​​the National Agency for the Promotion of Employment (ANPE) Togolese Association of Practitioners for Education and Development (APED-Togo). After two years of training in entrepreneurship, he set up with a friend the Quotidien "Soleil Benin Infos", two years later, he created with another friend a consulting agency. Fascinated by agriculture, he runs the mini rizerie at Kérou and creates the Start-up Afririce Agribusiness specializing in the manufacture and sale of technologies around local rice. His idea is selected among 1000 others in the Tony Elumelu Entrepreneurship program of the Nigerian billionaire philanthropist, boss of UBA.

Experience

As an economist by training, I have experience in project management and in media and company communication. This allowed me to be Director of Operations and Programming at the Intellect Consulting firm where I led several multidisciplinary teams; Director of Rice, Monitoring and Evaluation Manager and Head of Economy of the newspaper "Le Soleil Bénin Infos". Responsible for the servants of the Mass, the Youth Catholic Student, the Life and Faith movement; Formerly Executive Director of the Association of Sustainable Development Volunteers and the International Alliance for Sustainable Development Goals, I coordinate all these associations today.

Success Stories

We have set up in 2012, the newspaper "Le Soleil Benin" today selected among the ten newspapers choose to lead the media communication of the Beninese government. With Rizerie, I won two funding with PADA and PACER. I am one of the 50 entrepreneurs of the 3rd UAC Start-up Valley. Chairman of the Steering Committee, I brought together all the promoters of the Atacora-Donga rice processing unit around a cooperative. What was not won in advance. I was also selected among the 80 young Africans to prepare the post-2015 agenda. I am currently a recipient of the Tony Elumelu Entrepreneurship program, which recognizes the top 1000 young business ideas in Africa.

Business presentation

AFRIRICE is a company specialized in the design and development of appropriate technologies for the promotion of local rice in Benin and Africa. In collaboration with its partners, it also conducts studies to improve productivity in the rice sector.

Product Description

The economic fireplace is a piece of equipment equipped with a solar panel and 120 or 300 kg equipment used to rice. It works with rice balls used as fuel instead of wood. With this device, the hard combustion and the steamers do not need to activate the fire, the solar device takes care of it. Advantages: it prevents women from committing a lot of resources to the purchase of wood (thus avoids the destruction of trees). This reduces production costs and increases their income. In the rice mills, it allows to get rid of bullets that clutter their environment. A fireplace with 120 kg equipment costs 1152 USD and 1600 USD for 300 kg.

The thresher-cleaner is equipped with pneumatic wheels, mechanically welded chassis and a minimal 12 HP diesel engine that beats and valve the paddy. Easy maintenance, its threshing capacity is 2500 kg of paddy per hour. It costs 4,700 USD and prevents rice farmers from bleeding hands, aches, acceleration of the heart rhythm. The use of this machine prevents workers from consuming Tramadol for threshing and winnowing. Having a thresher-thresher encourages to embalm a large area. And reduces the losses of paddy which are from 10 to 22%, thus allows the rice farmers to increase their income.

Which is new :

- The use of rice bales as fuel instead of wood

- We are the only ones in Benin to design these two equipments

- Mechanized and rapid threshing operation

Problem solved :

In the north and Center Benin, steaming is done with wood; The manual threshing and winnowing of the rice farmers. Rice mills are struggling to get rid of rice balls. Using the economic focus eliminates wood, helps get rid of rice balls from the environment. The threshers speed up the work and solve the problem of labor shortage.

Market potential

Our project is aimed at women who are steamy women in Benin, particularly those in the center and the north. It is also aimed at Mini Rizeries and rice growers in Benin. To date, there are 390 village groups, 8508 rice farmers; 4766 women steamers and about 100 mini mills. We have noted the interest of a large number of actors, namely NGOs, hospitals, politicians, agricultural finance institutes.

How do you earn money?

Our activity is to produce and sell Economic Homes and Threshing Machines for the benefit of steamers and rice growers of North and Central Benin as well as neighboring countries. The company also plans to design other equipment and studies to benefit agricultural institutions on rice profitability and productivity.

Marketing strategy

How do you sell your product?

Promotion is made at the level of regional, municipal and technical and financial partnerships, which finance these actors through projects. The economic home is sold in cash and the threshing machine on a staggered or cash basis.

 

Competitors

- Importers of agricultural equipment. Few of them could start importing threshing machines.

- Welders: Very many, they could copy our product if the innovation is not protected

- Cobemac; Specializing in the sale of agricultural equipment, they do not sell threshing machines or economic homes.

 

Differential Factors

Of all the steaming technologies, it is the only one that uses rice balls. Women do not need to blow the fire; The device is equipped with a solar panel which triggers the activation of the fire. Our threshing machines are certified by Africarice therefore adapted to the environment in which it is used.

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Projet Route du Coton : Une initiative en faveur du développement durable

20 Avril 2017, 03:05am

Publié par HODA Kouakou Steve

En prélude à la réunion de Coordination ministérielle des pays du C4, prévue ce jeudi 20 avril à l'hôtel Azalai de Cotonou, les experts des pays co-auteurs de cette initiative sectorielle en faveur du coton (Bénin, Mali, Burkina-Faso et Tchad) ont travaillé durant deux jours à examiner divers documents à la décision des ministres et chefs de délégations. Occasion pour ceux-ci d’examiner et valider ici à Cotonou le document de support du projet de Route du Coton. Une initiative salutaire qui devrait impacter positivement la vie des populations en contribuant à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Réunis à Cotonou depuis le mercredi 19 avril 2017, les Experts des pays co-auteurs de l’initiative sectorielle en faveur du coton (c’est-à-dire le Mali, le Bénin, le Burkina-Faso et le Tchad) ont travaillé à examiner divers documents dont le Projet de Route du Coton qui sera soumis aux Ministres et chefs de délégation ce jour. Le programme route du coton en effet, est une initiative qui vise à améliorer le rendement de la production de coton dans les pays bénéficiaires ; développer la valeur ajoutée du coton à travers la transformation locale du produit (en sous-produits dérivés notamment) et sur la base de standards qualité agréés. Il vise également à promouvoir un cadre juridique et institutionnel favorable aux investissements, à l’industrialisation et aux exportations ; mais surtout à accroitre la commercialisation du coton et ses produits dérivés sur les marchés de la sous-région (accroissement du commerce intra-régional), ainsi que l’exportation sur le marché international. À travers cet important programme, il s’agira d’augmenter la demande locale, régionale et internationale de coton/textile en provenance du C4 suscitée par la qualité, la variété, la disponibilité et les prix du coton et de ses dérivés. Il s’agira surtout d’investissements directs en faveur du secteur productif et de celui de l’industrialisation pour favoriser la transformation locale du coton en produits dérivés ; un environnement des affaires prévisible et simplifié favorable aux transactions commerciales dans le secteur du coton et enfin une amélioration de la production, de la productivité et de la compétitivité du secteur du coton dans les pays producteurs. Ce qui aura nécessairement pour impact la création d’emplois l’amélioration des revenus monétaires des acteurs de la filière ; l’amélioration des conditions de vie des communautés installées sur les sites de production et de transformation ; l’accroissement des rendements à l’hectare ; l’amélioration substantielle du taux de transformation des productions locales de coton de nos pays ainsi que l’augmentation de la contribution du coton au PIB des pays bénéficiaires. Toute chose qui contribuera in fine à éliminer la pauvreté (ODD1) et la faim (ODD 2) ; en créant des emplois (ODD8) et des infrastructures résilientes (ODD9) ; et en préservant l’environnement (0DD 15).

Libéré le secteur des pratiques qui entravent son développement

Libéré le secteur cotonnier africain des pratiques qui entravent son développement ; voilà ce qui a motivé les pays co-auteurs de l’initiative C4 a organisé la rencontre de Cotonou qui devra accoucher d’importantes décisions. Ces pratiques ont pour nom subventions à l’exportation les soutiens internes dont les volumes importants ont des effets réellement perturbateurs sur le marché international. C'est pourquoi il revient aux pays africains producteurs du coton de poursuivre les réformes internes allant dans le sens de rendre plus compétitif leur produit. La mise en place d’un document de Programme (à partager avec les parties prenantes du C4, les Bénéficiaires ainsi que les PTFs) est une recommandation de la rencontre de Bamako. Cette réunion de Cotonou va donc mieux recentrer les objectifs et les résultats escomptés afin d’articuler la démarche de mobilisation de ressources à privilégier pour faciliter le financement et la mise en œuvre du programme qui sera finalisé à la fin des travaux. Notons que le Centre du Commerce International (CCI) est un acteur majeur du Projet Route du Coton.

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7 pôles de développement pour révolutionner l'agriculture au Bénin

29 Décembre 2016, 02:05am

Publié par HODA Kouakou Steve

Le Bénin est en passe de devenir une puissance agricole du continent noir. Et pour cause, le gouvernement béninois sous l’impulsion de son chef Patrice Talon a mis en place un plan structurel construit autour de l’agriculture pour relever l’économie béninoise. En effet, à l’instar du président Félix Houphouët Boigny qui a permis à son pays d’être une puissance agricole, le président de la république béninoise a prévu dans son ambitieux programme de grandes innovations dans le secteur et surtout un plan d’investissement massif pour une agriculture de grandes envergures. Le tout encadré par un cadre institutionnel du secteur adopté par les nouvelles autorités en conseil des ministres.

« Le succès de ce pays repose sur l’agriculture » a dit le premier président Félix Houphouët Boigny qui a construit son pays autour de cette philosophie. C'est pourquoi la Côte d’Ivoire est le premier producteur de cacao, premier producteur d’anacarde, deuxième producteur de café ; grand producteur d’hévéa, de coton, d’ananas, de palmier à huile et autres. C’est fort de cette riche expérience de celui qui a fait de son pays le moteur économique de la Cedeao que le président Patrice Talon a mise en place un plan de relance du secteur agricole. Seulement huit mois de gestion et le gouvernement béninois au délà des innovations contenues dans le budget et qui permettront de renflouer les caisses de l’État a développé une nouvelle politique de l’agriculture. Celle-ci prévoit un investissement massif dans le secteur pour une agriculture d’envergure. Et pour que les fruits tiennent la promesse des fleurs, il a fallu assainir le cadre institutionnel. Ainsi, l’État a décidé de la liquidation des structures telles que l’Onasa, l’Ons, la Caia ou encore la Sonapra. Les aspects pertinents de ces structures sont intégrés dans les agences et directions départementales de l’agriculture qui seront créées en lieu et place des Carder. Il est également prévu la création de 7 pôles de développement agricole.

Les pôles de développement agricole

Le secteur agricole béninois se construit désormais autour de sept pôles de développement agricole :

1 – Pôle (1) couvre la vallée du Niger : Une zone à vocation de riziculture, de plaines inondables et de bas-fonds. La vallée du Niger en effet est une zone propice à la production du riz qui est la deuxième céréale la plus consommée au monde. Quand on sait que chaque Béninois consomme en moyenne 25 à 30 kg de riz par an, le développement de ce pôle permettra d’atteindre une sécurité alimentaire et nutritionnelle du Bénin. Dans un contexte marqué par l’invasion du riz plastique sur les marchés africains ; le Bénin peut se mettre à l’abri du danger en développant le riz local. Ce qui passe par l’amélioration des conditions de vie des riziculteurs donc la lutte contre la pauvreté.

2- Pôle (2) couvre l’Alibori (sud), le Borgou (nord) et les 2KP (Kandi-Kouandé-Péhunco) : c’est le principal bassin cotonnier. Le coton est la principale source de la richesse nationale ; il contribue pour beaucoup dans le produit intérieur brut. C’est pourquoi le développement de ce pôle permettra d’améliorer les rendements et donc d’agir sur la production totale. Il permettra surtout d’améliorer les conditions de vie des cotonculteurs afin de les permettre de mieux s’occuper de leurs familles. Le bassin cotonnier étant une zone de fortes productions, son développement peut booster la dynamique économique de la zone et freiner l’exode rural que l’on constate vu l’enclavement de la région.

3- Pôle (3), prend en compte l’Atacora (Ouest), le Borgou Sud et la Donga : Une zone de diversification agricole (On y cultive le coton et les produits vivriers). La diversification de l’agriculture est ce qui conduit au développement d’un pays. Cette diversification entraine le développement du secteur industriel puis celui des services. Ce qui permet de créer de la valeur ajoutée, de l’emploi pour les jeunes et donc la prospérité partagée. C'est pourquoi ce pôle revêt un enjeu capital pour le Bénin. Il permettra la transformation structurelle de l’Atacora Ouest, le Borgou Sud et la Donga qui sont des zones dans lesquelles l’activité économique est dense avec une forte présence de jeunes.

4- Pôle (4) est représenté par la région des Collines avec comme culture (la diversification – le coton, les produits vivriers et l’anacarde). C’est l’un des maillons forts de la politique agricole du Bénin, car les Collines sont réputées être une grande zone de production de l’igname fortement consommée au Bénin. L’anacarde est une culture très prisée au Bénin et dont le développement pourrait créer de milliers d’emplois. Aussi le Bénin envisage ravir la vedette à la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial d’anacarde. On peut donc dire que ce pôle est une assurance pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, pour la création de l’emploi et aussi pour l’accroissement de la richesse nationale.

5 – Pôle (5) prend en compte le Zou et le Couffo : Une zone à vocation arboricultures vivrières. Les pays colonisés par la France ont tous concentré leurs efforts sur les cultures de rente et pourtant ils ne sont pas nombreux à garantir une sécurité alimentaire à leur peuple encore moins transformer ce qu’ils produisent. Le pôle 5 permettra donc de développer ces cultures et donc d’assurer la sécurité alimentaire aux Béninois.

6- Pôle (6) est représenté par le Plateau (spécialisé dans la diversification agricole – palmier à huile et produits vivriers) ;

7-Pôle (7) est constitué de l’Ouémé, l’Atlantique et le Mono : une zone de pêcherie et de maraîchage.

Comme les pôles 4 et 5, les pôles 6 et 7 assurent la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. Ils créent l’emploi et évitent au Bénin des chocs exogènes dus à la baisse du cours des matières premières sur le marché international.

Les reformes dans la filière coton

Pour permettre au secteur privé de jouer efficacement son rôle et aux acteurs de la filière coton de prendre leur responsabilité, le gouvernement a décidé de faire supporter par les égreneurs, les diverses subventions de l’ordre de 40 milliards de francs CFA. La suppression de cette subvention soulage ainsi les caisses de l’État et permet à celui-ci de se concentrer sur d’autres enjeux. Aussi faut-il ajouter qu’aujourd’hui les transporteurs sont payés après aussitôt déchargés. Toutes choses qui laissent producteurs et transformateurs admiratifs ; donc à la filière de prendre son envol. S’il faut saluer toutes les réformes engagées par le gouvernement béninois, il faut dire que l’industrialisation est ce qui pourra changer considérablement la vie des Béninois. Patrice Talon et son équipe doivent en faire un défi majeur.

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