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Patrice Talon, le nouvel homme fort du Benin

21 Mars 2016, 02:39am

Publié par Aziz Imorou

Patrice Talon, le nouvel homme fort du Benin

Le magnat du coton, Patrice Talon, a battu, dimanche 20 mars, Lionel Zinsou, sur toute l’étendue du territoire national. Le milliardaire cotonnier est arrivé largement en tête au second tour de la présidentielle de 2016. Il n’est pas exagéré de dire que l’homme de la Rupture a enterré, dans les urnes, son challenger de la Continuité. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Talon et le peuple béninois viennent de renvoyer Zinsou en France, donnant ainsi une leçon de vie à Boni Yayi.

Débarqué de Paris pour livrer un combat politique, en lieu et place de Boni Yayi, contre Patrice Talon, Lionel Zinsou est tombé l’arme à la main, sans effusion de sang, à Cotonou. Les béninois refusent de confier la présidence de la République au Franco-Béninois. En effet, au poste de Zakamey (Abomey) Talon obtient 558 voix quand Zinsou s’en sort avec 79. Mais au centre de vote de la maison des jeunes d’Agla (Cotonou), Talon a eu 1919 voix tandis que Zinsou obtient 466. Dans l’arrondissement de Soclogbo (Dassa-Zoumè, Talon totalise 2272 voix pendant que Zinsou décroche 1397. En un mot, Talon a été plébiscité président de la République pour un « Nouveau départ » au Bénin.

Le peuple tranche

Entre la Continuité et la Rupture, le peuple a tranché en faveur de la seconde option. Le candidat de l’opposition, Patrice Talon a fait une razzia électorale dans 7 départements, à savoirs le Zou, le Mono, le Couffo, l’Atlantique, le Littoral, le Plateau et l’Ouémé, sur les 12 du pays. En effet, à ses dépens, l’ami politique de Laurent Fabius, Lionel Zinsou, a appris que, dans les urnes, le peuple béninois se montre toujours indépendant et souverain. En dépit du soutien franc du chef de l’Etat, Boni Yayi, du vice-Premier ministre, François Abiola, du président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, et du vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, le candidat de l’Alliance républicaine FCBE-PRD-RB, Lionel Zinsou, n’a pas fait le miracle. Le Franco-béninois a été humilié sur toute la ligne. Les FCBE d’Eugène Azatassou, le PRD d’Adrien Houngbédji et la RB de Léhady Soglo n’ont pu sauver Lionel Zinsou du naufrage électoral de Patrice Talon. Le candidat aux couleurs françaises a été purement et simplement rejeté. Dans une large majorité, les béninois ont dit non à Lionel Zinsou, non à la Continuité, non au dauphin, non à un 3ème mandat de Boni Yayi, non à la « Poutinisation » du Bénin et non à l’enracinement de la « Françafrique » en Afrique de l’ouest. Les électeurs ont sanctionné le chef de l’Etat sortant devenu impopulaire.

Yayi perd la face

Commencée le 17 octobre 2012 à Bruxelles, la bataille politico-juridico-financière entre Boni Yayi et Patrice Talon a connu, le 20 mars 2016, son épilogue à Cotonou. On s’en souvient, le 22 octobre 2012, les journaux béninois ont révélé, dans leur majorité, l’affaire relative à la tentative d’empoisonnement contre le chef de l’Etat. Il a été dit que Patrice Talon est le présumé instigateur de l’élimination physique de Boni Yayi. En l’espace de 4 mois, précisément le 20 février 2013, le même commanditaire a été cité encore dans une affaire de coup d’Etat manqué contre le président de la République. Entre temps, le 19 septembre 2012, le principal accusé s’est exilé en France.

De mandat d’arrêt international émis à l’ordonnance de non-lieu prononcé et à l’extradition refusée, Yayi a échoué lamentablement dans sa tentative de jeter Talon en prison. Sont-ce les manifestations du destin de Talon ? Un bon destin, somme toute. Le milliardaire cotonnier a foulé, le 08 octobre 2015, le sol béninois. Mais ayant appris que Yayi veut présenter Zinsou à la présidentielle, Talon s’est préparé en conséquence pour affronter le prétendu dauphin du chef de l’Etat dans les urnes. Le peuple sollicité en arbitrage, a fait de Talon le président de la République, désavouant Yayi à travers Zinsou.

De l’exil à la Marina

« Je suis l’ennemi n°1 du président et au lieu de construire les choses les plus grotesques pour mettre un monsieur Talon sous cloche, Dieu fasse que le président retrouve ses esprits et qu’il sache qu’après le pouvoir, la vie continue, et qu’il retrouve le calme », disait Patrice Talon, le 29 octobre 2012, depuis son exil, sur RFI au micro de Christophe Boisbouvier. L’exilé politique ne savait pas qu’il faisait une prophétie. Les manœuvres machiavéliques du chef de l’Etat aidant, l’homme d’affaires a écrit une belle page de son histoire. La leçon, c’est que Thomas Boni Yayi va le regretter toute sa vie.

En effet, le chef de l’Etat a fait du milliardaire cotonnier une victime. Or, aux yeux des populations, une victime est une héroïne. Et dès lors, les Béninois ont fait de Patrice Talon un héros. Devant Dieu et devant les hommes, Talon a été élu démocratiquement président de la République. Nul ne prétendait connaître ce qui allait sortir des urnes au soir du second tour de la présidentielle de 2016. Le chef de l’Etat a fait feu de tout bois, en vue de faire gagner son dauphin. Thomas Boni Yayi a sorti les gros moyens. Il a multiplié les poses de premières pierres et les inaugurations d’infrastructures inachevées. L’argent frais a été distribué aux populations à la présidence de la République.

Nonobstant l’achat massif de la conscience, les électeurs ont accordé massivement leurs suffrages au porte flambeau de l’opposition, au détriment du candidat de la mouvance au pouvoir. Les Béninois ont hissé Patrice Talon au sommet de l’Etat. Lionel Zinsou n’a pas eu l’onction du peuple pour succéder à Boni Yayi.

Une chose est sûre, de l’exil en 2012, Patrice Talon est en passe de prendre place à la Marina en 2016. Les rôles sont en train d’être changés entre le magnat du coton et le locataire de la Marina. Boni Yayi va-t-il passer le témoin à son ennemi juré ? Dès que le peuple souverain décide, nul, même le chef de l’Etat, ne peut s’opposer à la volonté générale. Qu’est-ce que le candidat malheureux va faire à présent ?

Opposition ou retour au bercail

Deux alternatives s’offrent à Lionel Zinsou. Soit, il déclare son opposition à Patrice Talon. En bon républicain, Zinsou doit jouer un tel rôle pour le triomphe de la démocratie au Bénin. Il va connaître mieux les réalités béninoises et les béninois. Là, le Franco-béninois va gagner la confiance des électeurs, dans l’espoir de solliciter les suffrages du peuple à la présidentielle de 2021.

Mais rien n’est sûr ni moins sûr. La mayonnaise peut, comme ça peut ne pas prendre. Dans les rangs de Zinsou, il y va avoir une cacophonie des ambitions présidentielles en 2021. Les hommes politiques comme Komi Koutché (FCBE), Agustín Ahouanvoébla (PRD) et Luc Atrokpo (RB) peuvent décider de se présenter à ces joutes électorales. N’étant plus maître du jeu, Boni Yayi ne peut pas calmer les ardeurs. Le Franco-béninois risque de se plier. Et voilà que le Premier ministre de Boni Yayi n’a pas trop d’intérêts à Cotonou. Nul n’est prophète chez soi, enseigne un proverbe. S’il en est ainsi, la deuxième alternative qui s’offre à Lionel Zinsou, c’est le retour au bercail dans l’autre sens. Echoué au Bénin, le Premier ministre va rejoindre son deuxième patrie, la France. Il peut, aisément mener ses affaires en Europe et Amérique. Aussi, les Européens et les Américains connaissent-ils mieux les atouts du Franco-béninois, Lionel Zinsou, plus que les Africains. Dans tous les cas de figure, Patrice Talon a écrit une belle page de son histoire pour écrire celle du Bénin. Rendez-vous en 2021, pour faire le bilan.

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Benin : Les 7 péchés de la gouvernance Yayi

18 Mars 2016, 02:26am

Publié par HODA Kouakou Steve

Benin : Les 7 péchés de la gouvernance Yayi

Le 06 avril prochain, le président Yayi Boni devrait céder sa place soit à Lionel Zinsou soit à Patrice Talon. Arrivé au pouvoir en 2006, le chef de l’Etat béninois aura passé dix années à la tête du Bénin. Il traine derrière lui un bilan à demi-teinte caractérisé par 7 péchés sans lesquels, il aurait placé le pays à un meilleur niveau.

Il aura été le président qui a entrepris beaucoup d’initiatives pour placer son pays à un meilleur niveau. Cependant, certains éléments ne l’ont pas permis d’atteindre cet idéal. On en dénombre sept :

  1. La gestion des collaborateurs

Jamais un chef d’Etat béninois n’a eu autant de collaborateurs devenus plus tard ses ennemis. En effet, on peut reprocher au chef de l’Etat Boni Yayi d’avoir mal négocié la gestion des personnes avec qui il a collaboré. Abraham Zinzindohoué, Patrice Talon, Richard Sènou, Marcel de Souza, Pascal Irénée Koupaki, Chabi Sika, Adjidjath Mathys, Modeste Kérékou, Victor Tokpanou, Rachidi Gbadamassi, Marie Elise Gbèdo, Moudjaidou Soumanou et autres sont autant de personnalités qui ont servi sous le régime du changement et qui se dressent aujourd’hui contre leur ancien patron. La plupart de ces personnes sont aujourd’hui membre de la coalition pour la rupture qui a décidé de faire échec au projet de Boni Yayi de mettre le franco-béninois Lionel Zinsou au pouvoir.

  1. L’omni présence du chef

L’un des péchés de Boni Yayi a été son omni présence sur la scène politique durant ces dix années. Yayi Boni tout au long de son mandat a éclipsé ses collaborateurs dans la gestion des affaires courantes. Inauguration de routes, de ponts, lancement de chantiers, de campagne agricole et autres…ont tous été dirigés par le chef en personne. Il aurait pu faire de la place aux autres personnalités telles que les maires, les ministres, les préfets, les élus locaux afin que ceux-ci se sentent utiles.

  1. La précipitation dans les prises de décision

On a vu le chef de l’Etat à plusieurs reprises faire marche en arrière après avoir pris des mesures. S’il n’était pas au courant, Boni s’est plié aussi facilement à la pression populaire. La preuve que les décisions étaient prises dans la précipitation. Beaucoup de bonnes reformes ont péché dans leur application pour absence de mesures d’accompagnement ou du fait qu’ils ont été conduites dans la précipitation.

  1. Les mauvaises relations avec les investisseurs locaux

L’un des problèmes qu’a connu le docteur Yayi Boni durant ses deux mandats a été les accrochages avec certains investisseurs privés. On a assisté à plusieurs prises de becs entre le gouvernement et le patronat. Les affaires Pvi-Ng avec son ancien ami Patrice Talon ; construction de voie ferrée avec Samuel Dossou ainsi que les différends avec Issa Salifou, Fagbohoun et tout récemment le réseau de téléphonie mobile Mtn prouvent les difficiles relations entre le gouvernement béninois et le secteur privé. Toute chose qui n’a pas permis à l’économie de prendre son envol.

  1. Les scandales à répétition

De nombreux scandales ont négativement entaché les dix années de règne du renard de Tchaourou. On peut citer : affaire Cen-sad, Pvi-Ng, Icc services, machine agricole, affaire Dangnivo, siège de l’Assemblée Nationale, Maria Gléta concours frauduleux et tout récemment le PPEA 2 qui a fait parti un partenaire aussi important comme les Pays-Bas. En dix ans, le Bénin est devenu un pays très corrompu.

  1. La guerre des institutions

Les institutions de l’Etat béninois se sont mené une guerre farouche de 2006 à 2016. Le président de la république vu ses relations compliquées avec l’Assemblée Nationale s’est même senti obligé par moment de prendre des ordonnances afin de gouverner. A ce jour, les relations entre l’exécutif et la justice ne sont pas au meilleur de leur forme.

  1. Le règne de l’impunité

Sous le régime du changement-refondation, l’impunité règne en maitre. En dépit des critiques qui ont fusé de partout par rapport aux concours frauduleux ou encore à la gestion qui a été faite du Ppea 2 rien n’y fit comme pour dire : « le chien aboie et la caravane passe ».Le chef a peut être refusé de punir mais les populations ne vont pas s’en priver dans les urnes.

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Présidents de la république: Ces hommes d’affaires qui ont changé le destin de leurs pays

18 Mars 2016, 01:57am

Publié par HODA Kouakou Steve

Présidents de la république: Ces hommes d’affaires qui ont changé le destin de leurs pays

Peut-on être homme d’affaires et réussir en politique ? C’est la grande question sur toutes les lèvres au Bénin au regard de la présence remarquée d’hommes d’affaires dans la course pour la succession de Boni Yayi. Même si c’est une grande première au pays de Béhanzin, il faut surtout noter qu’en Afrique des hommes influents dans le monde des affaires ont réussi à changer l’avenir de leur pays, une fois au pouvoir. Qui sont-ils ?

John Kufur du Ghana, Mohamed VI du Maroc et Uhuru Kenyatta du Kenya sont tous des personnalités politiques africaines. Ce qu’ils ont en commun est qu’ils sont tous des hommes affaires et surtout des chefs d’Etat en exercice ou ayant passé service. Qui sont-ils réellement ?

John Kufuor

Arrivé à la tête de l’Etat ghanéen en 2000, l’homme d’affaires John Kufuor a lancé dans son pays une campagne contre la corruption dans les sociétés d’Etat. Au cours de son premier quinquennat, il lance également une série de reformes pour développer la puissance économique et commerciale de son pays. Il fera du Ghana, un Etat moderne en initiant un programme des grands travaux d’infrastructures avec un accent particulier sur l’éducation et la santé. Notons qu’au cours de cette mandature, la liberté d’expression a été plus qu’une réalité. Fier de lui, le peuple ghanéen lui renouvelle sa confiance le 7 décembre 2004. Neuf années plus tard, John Kufuor est nommé envoyé spécial sur le changement climatique. Ce grand homme d’affaires aura donc contribué à placer le Ghana au rang des pays qui continuent de faire la fierté de l’Afrique.

Mohamed VI

Arrivé au pouvoir le 23 juillet 1999 après la mort de son père Hassan II, le président du royaume chérifien Mohamed VI a une fortune qu’on pourrait estimer à 2,8 milliards de dollars américains. Avec sa famille, il est actionnaire majoritaire d’une holding qui investit dans plusieurs domaines d’activités tels que les mines, l’agroalimentaire, la grande distribution et le service. C’est donc un homme d’affaires avant d’être chef d’Etat. Ce qui ne lui a pas empêché de placer son pays dans la hiérarchie des puissances africaines. En effet, le Maroc selon le rapport Doing Business publié cette année 2016 est classé 6e sur le continent. Le pays a donc gagné 5 places par rapport au dernier classement publié par la Banque mondiale. On se rappelle qu’en 2011 déjà, le pays avait fait un bond de 21 places avant d’atteindre son meilleur niveau en 2014. Le management du roi Mohamed VI et surtout ses multiples déplacements à la recherche d’opportunités dans le monde a permis à son pays de se distinguer dans bien de domaines tels que l’électricité, la création d’entreprises et surtout l’immobilier. En plus d’être homme d’affaires, c’est donc un visionnaire à la tête d’un Etat.

Uhuru Kenyatta

Quatrième président de la république du Kenya, Uhuru Kenyatta est en fonction depuis le 09 avril 2013. Cet homme d’affaires est classé 4e chef d’Etat fortuné d’Afrique avec une fortune estimée à environ 500 millions de dollars américains. L’homme a bâtit sa fortune dans le secteur de l’immobilier. Sa présence à la tête du Kenya a permis au pays de réaliser de très bonnes performances sur le plan économique. En effet, l’économie kényane jouit d’une parfaite santé avec une croissance économique qui s’établit à 6,9 % en 2012, 5,7 % en 2013 ; 5,3 en 2014 et 6,5 % en 2015. Le pays, il faut le dire bénéficie d’un environnement macroéconomique stable et une inflation en un seul chiffre. La croissance de ce pays est boostée par les secteurs tels que les Btp, les activités manufacturières, le secteur financier, l’assurance, la communication et le commerce.

Il est donc clair que la présence d’un homme d’affaires à la tête d’un pays est quelque peu une opportunité pour amorcer un réel développement à partir de l’envolée du secteur privé. Encore que celui-ci devrait s’entourer de compétences avérées. A ce niveau, ces hommes d’affaires ne blaguent surtout pas.

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Face à face télévisé au Benin: Ces phrases célèbres qui resteront…

18 Mars 2016, 01:46am

Publié par HODA Kouakou Steve

Face à face télévisé au Benin: Ces phrases célèbres qui resteront…

L’opinion publique nationale et internationale a suivi avec grand intérêt le débat télévisé d’entre-deux-tour entre Patrice Talon et Lionel Zinsou ce jeudi 17 mars 2016 à 21 h sur le plateau de la télévision nationale. Dans ce duel qui a duré deux heures d’horloge, le premier du genre depuis l’ère du renouveau démocratique ; le candidat Patrice Talon a montré toute sa classe et sa grande vision de la gestion des affaires économiques, sociales et politiques du Bénin. On pourrait sans trop exagérer, dire qu’il avait en face son élève en faculté d’économie.

L’énergie, le partenariat public-privé, les réformes institutionnelles, l’éducation, la formation et l’emploi ainsi que la sécurité sont les sujets qui ont meublé hier jeudi 17 mars 2016 le grand débat télévisé d’entre-deux-tours qui a opposé les candidats Patrice Talon et Lionel Zinsou qualifiés pour le second tour du scrutin du dimanche 20 mars 2016. Les journalistes Georges Amlon de la radio nationale et Benjamin Agon de la radio privé Tokpa fm ont eu du fil à retordre à ramener à l’ordre le candidat de la coalition républicaine, Lionel Zinsou visiblement dépassé par les évènements. En face, on pouvait voir le candidat de la rupture, Patrice Talon sûr de son sujet et surtout dans la posture d’un chef d’Etat maitrisant tous les contours de son affaire. Sur la question par exemple de la santé, Patrice Talon innove en proposant un dispositif prenant en charge les personnes les plus démunies. Lequel dispositif sera appuyé par une agence régionale. Il propose également l’octroi de crédits pour faciliter l’accès au service de soin. Il est beaucoup plus pointu sur la question de la sécurité pour dire qu’il faudra réorienter les missions de l’armée et surtout mettre le renseignement au service de la lutte contre la grande criminalité et les agressions extérieures. Sur la question de l’énergie, il focalise son attention sur les zones les plus reculées qui souffrent cruellement du délestage. La reforme institutionnelle, on le savait est le point fort du projet de société de Talon. A ce niveau, il répète ce que tout le monde sait désormais : instaurer le mandat unique et réduire l’influence du chef de l’Etat sur les institutions qui doivent conserver leur indépendance. En dehors du développement des énergies renouvelables comme proposition concrète, le candidat Zinsou est resté dans l’ensemble beaucoup plus dans la digression alors que son challenger était beaucoup plus précis, concis et réaliste.

Une opposition de style

Habitué désormais aux vêtements « made in Bénin », Lionel Zinsou n’a pas dérogé à la règle hier soir lors du débat télévisé. Il était bien vêtu en tenue locale comme pour montrer à la face du monde qu’il est fier de son pays contrairement à ce que certains ont laissé croire. Il parait qu’il aurait dit qu’il est « un tout petit peu béninois ». En face, on avait un Patrice Talon resté naturel. L’homme qui n’est pas comme le disent les Ivoiriens, « fan » de la cravate ; la met bien quand il s’agit de grand évènement. Il l’a encore fait !

Par ailleurs, alors que Lionel Zinsou a opté pour l’optimisme dans le développement de ses idées, Talon a opté pour l’attaque. La stratégie du sous marin Patrice Talon était de montrer que rien ne fonctionne normalement dans le pays et pointe un doigt accusateur sur le régime finissant de Boni Yayi.

En ce qui concerne la courtoisie dans le débat, c’est Talon qui remporte la palme d’or. En face, Lionel Zinsou frustré en l’entame de l’exercice qui aurait duré une éternité ; n’a pas manqué d’interrompre son challenger à multiples reprises. Monopolisant la parole sur l’ensemble du face à face, il ne parviendra pas à conclure étant donné qu’il a épuisé son temps de parole. Toutefois, on peut reconnaitre à Zinsou un homme fair-play qui n’hésitait pas à saluer les mérites de son challenger.

Ces phrases célèbres qui resteront…

Ce qui fait le charme des face à face télévisés d’entre-deux-tour, c’est surtout les petites phrases qui changent le cours du débat et qui finissent pas entrer dans l’histoire. On se souvient d’une célèbre envoyée par Nicolas Sarkozy et qui a déstabilisé Ségolène Royale : « Pour être président, il faut être calme ». Hier encore, les acteurs nous en ont gratifiés. Et c’est le candidat Patrice Talon qui a donné le top. Son «Vous avez un syndrome de gouverneur » a terriblement affecté son adversaire du jour qui l’a même répété cinq fois environs. Zinsou a également envoyé la réplique quand il dit : « Je savais que vous savez fait très peur ». Le magnat du coton Patrice Talon toujours dans la logique d’énerver son vis-à-vis n’a pas manqué de dire que son adversaire est : « …homme politique maladroit ». Et à Zinli de charger : « la répétition d’un mensonge n’est pas une vérité ». On a pu également noter : « …c’est une bêtise de gestion » lance Patrice Talon.

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Débat face-à-face pour le second tour de la présidentielle: Talon met Zinsou K.o

18 Mars 2016, 01:34am

Publié par Euphorie Gantin

Débat face-à-face pour le second tour de la présidentielle: Talon met Zinsou K.o

Très attendu, le face-à-face mettant aux prises les deux finalistes de la présidentielle de 2016 a eu lieu hier jeudi 17 mars 2016. La rencontre qui a démarré sur les chapeaux de roues a tôt fait de se solder par un K.o réalisé par le candidat Patrice Talon sur son challenger Lionel Zinsou.

Atterrissage, tout le monde descend ! Voilà ce qu’on peut conclure du débat face-à-face qui a mis aux prises les deux protagonistes du second tour de la Présidentielle de 2016. D’entrée de jeu, comme sur un ring de boxe, Patrice Talon a pris quinze minutes de temps d’observation. Ce n’est qu’à la vingtième minute de jeu qu’il a envoyé un crochet droit à son vis-à-vis. Il lui a démontré par A+B qu’il ne connaît rien du Bénin, un pays qu’il aspire diriger. Du coup, Lionel Zinsou, sous l’effet de cet uppercut, a fait un faux mouvement et a perdu l’équilibre. Sur le plateau, son énervement l’amenait à des gestes de mains désordonnés. De plus, il a commencé par bégayer et ses partisans ont méconnu son éloquence légendaire. L’air abattu, le poulain de Yayi Boni, avec des théories d’université, essayait de résister aux assauts répétés du candidat de la rupture. Mais les arbitres qui devaient intervenir pour lui permettre de souffler un peu, ont laissé le débat se poursuivre. Des crochets droits et des coups de boule, Patrice Talon n’a pas loupé son sujet. Il a bien prouvé qu’il est un « agbon non », c’est-à-dire, l’homme aux trois poumons. Alors, puisque les deux arbitres qui devraient intervenir dans le débat était devenus des spectateurs, Lionel Zinsou, face aux interpellations du compétiteur-né, a commencé par fuir sur le ring, puisqu’il esquivait les questions. Bref, le K.o était déjà là. Le vrai K.o a eu lieu. Et c’est Athanase Guillaume Patrice Talon qui en est l’auteur. Candide Azannaï peut maintenant s’exclamer « Edjinkonin tchéké » ! Mais à la vérité, il faut demander à Yayi, Houngbédji et Léhady si réellement le candidat Lionel Zinsou s’est vraiment échauffé avant de monter sur le ring. Car, le Géant n’a pas fait le poids devant le « Petit poucet ». Le débat est maintenant clos. Yayi, qu’il le veuille ou non, doit passer service à la mafia.

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La confiance dans le seigneur pour bâtir "Vie et Foi" au Bénin

10 Avril 2015, 15:59pm

Publié par HODA Kouakou Steve

La confiance dans le seigneur pour bâtir "Vie et Foi" au Bénin

Bâtir le mouvement "Vie et Foi" dans la confiance au seigneur Jésus au pays de Béhanzin, c'est la promesse faite par les membres de ce mouvement qui ont lancé leur activité de cette année 2015 ce vendredi 10 avril 2015. La séance a eu lieu dans le bureau de Monsieur Honagbode Prosper, Directeur Général Adjoint de la DGAE (Direction Générale des Affaires Économiques) sise à Cotonou.

Et pour que l'objectif soit atteint, l'évangile de la pêche miraculeuse, lecture du jour tiré de l'évangile de Jean 21, 1-14 ; a été choisi pour guider la "Parole de Vie". Cette rubrique a été dirigé par M. Honagbodé qui n'a pas oublié de rappeler que l'abandon au Seigneur est payante et qu'il est nécessaire de soumettre nos projets au Seigneur. Il a aussi mis l'accent sur la qualité de nos relations avec le Seigneur et avec nos prochains.

Quant au "Fait de Vie", il s'agissait pour chaque membre de relater comment il a vécu le temps de Carême et comment il aborde le temps pascal.

En attendant la prochaine séance prévue pour le vendredi 8 mai, les membres de "Vie et Foi" Bénin ont pris l'engagement d'organiser des causeries-débats dans certaines écoles du Bénin sur l’Éducation humaine.

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Une formule mathématique pour déterminer la durée de votre couple

19 Février 2015, 11:06am

Publié par HODA Kouakou Steve

Une formule mathématique pour déterminer la durée de votre couple

Des scientifiques ont mis en place une formule mathématique pour déterminer la durée de vie d'un couple. Cette formalisation mathématique est née à l'issue d'une étude lancée par MSN en 2014. L'enquête a été menée auprès de 2000 personnes.

Découvrez la formule :

L = 8 + 0.5Y – 0.2P + 0.9Hm + 0.3Mf + J – 0.3G – 0.5(Sm – Sf)2 + I + 1.5C

Cette équation est valable pour les couples hétérosexuels, l'étude ayant noté une légère différence entre hétérosexuels et homosexuels.

Pour les couples de même sexe, la formule est donc la suivante :

L = 8 + 0.5Y - 0.2P + 2J - 0.3G - 0.5(S1 - S2)2 - I + 1.5C

Avec pour variables:

L : La durée estimée de la relation.
Y : Le nombre d'années durant lesquelles les deux partenaires se sont connus avant que la relation ne devienne sérieuse.
P : Le nombre de partenaires connus par les deux membres du couple

Hm : L'importance accordée à l'honnêteté dans le couple par l'homme.
Mf : L'importance accordée à l'argent par la femme.
J : L'importance accordée à l'humour par les deux partenaires.
G : L'importance qu'attachent les deux partenaires à la beauté physique.
Sm and Sf : L'importance accordée aux relations sexuelles par le partenaire masculin (sm) et féminin (sf)
I : L'importance accordée à la belle-famille de chacun.
C : L'importance accordée aux enfants par les deux partenaires

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23 ans après, l’Eléphant a encore BARRY

9 Février 2015, 13:56pm

Publié par HODA Kouakou Steve

23 ans après, l’Eléphant a encore BARRY

La 30e coupe d’Afrique des Nations de Football a connu son épilogue ce dimanche 8 février 2015 au Stade de Bata en Guinée Équatoriale. Les Éléphants de Côte d’Ivoire et les Blacks Stars du Ghana étaient aux prises. Et comme en 1992 au pays de la Téranga, les deux équipes ont recouru aux épreuves fatidiques de tirs au but pour se départager. Si 23 ans plutôt, c’était Gouamené Alain qui a sauvé la Côte d’Ivoire, cette fois-ci le sauveur a pour nom Barry Copa.

Un gardien pour redonner un trophée à la Côte d’Ivoire

Conduit par l’international Ivoirien de l’Asec Mimosa Gadji Céli, les Éléphants version 1992 ont remporté la coupe d’Afrique des Nations de Football. A cette époque, Alain Gouamené était le gardien titulaire de l’équipe ivoirienne. C’est lui qui sortira le pénalty d’Antony Baffoe après une longue séance de tir au but (11-10). Hier, ce fut le tour de Copa Barry qui a relancé la Côte d’Ivoire après deux tirs manqués à l’entame de l’épreuve. Avec un sang froid, c’est lui qui crucifie le portier ghanéen et redonne un nouveau trophée à la Côte d’Ivoire 23 ans après.

Les coïncidences de l’histoire

Sur le terrain en 1992, il y avait un certain Traoré Abdoulaye dit « Ben Badi », Gadji Celi le capitaine et Abédi Pélé sur le banc de touche ghanéen (suspendu pour la finale, il sera le meilleur de la compétition). Cette fois-ci, Ben Badi était sur le banc de touche dans le staff ; le neveu de Gadji Céli sur le terrain. Et surtout les fils d’Abedi Pélé sur le terrain (Jordan et André). Un Ghanéen finit également meilleur joueur de la compétition ; il s’agit d’Atsu. Notons également que la Côte d’Ivoire a remporté le trophée alors que le Dr Allassane Ouattara était Premier Ministre ; en pleine reconstruction de l’économie ivoirienne. Cette fois-ci, il recevra le trophée en tant que Président de la République ; en pleine reconstruction également de l’économie ivoirienne.

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Magazine Le Consultant n°005

15 Janvier 2015, 15:33pm

Publié par HODA Kouakou Steve

Ce numéro 005 met en exergue les avancées de l'Afrique en 2014 et les perspectives pour l'année 2015. Et parce que l'Afrique se doit de sortir de la pauvreté, le magazine a bien voulu choisir Madame Reckya Madougou comme Consultante du mois. Elle est Experte Internationale en Finance Inclusive, classée au rang des 50 personnalités féminines les plus influentes et puissantes en Afrique.

Vous pourrez lire l'entretien à lui accorder par M. Steve HODA, Rédacteur en Chef du magazine.

Ce numéro sera sur le site www.intellect-consulting.com.

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Doing Business 2015 : Le Sénégal enrégistre le plus grand total cette année avec des reformes dans 6 des 10 domaines

30 Octobre 2014, 08:55am

Publié par HODA Kouakou Steve

Doing Business 2015 : Le Sénégal enrégistre le plus grand total cette année avec des reformes dans 6 des 10 domaines

Le rapport Doing Business pour le compte de l’année 2015 vient d’être rendu public. Le Bénin à l’instar des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Togo et la République Démocratique du Congo font partie du top 10 des pays ayant le plus amélioré leur réglementation des affaires parmi les 189 pays couverts par le rapport.

« Même quand on n’aime pas le jaguar, il faut reconnaitre qu’il court vite ». C’est un adage populaire qui trouve tout son sens dans le Bénin actuel. En effet, il n’est pas rare de voir aujourd’hui des voix s’élever pour critiquer la gestion du régime du président Yayi Boni. C’est vrai qu’il y a des choses à reprocher au gouvernement, mais des actions sont menées et méritent d’être saluées ; et ce n’est pas le rapport Doing Business qui dira le contraire.

Le rapport Doing Business 2015 a été publié ce mercredi 29 octobre 2014. Il ressort de ce rapport que le Bénin figure au nombre des 10 premiers pays ayant le plus amélioré leur réglementation des affaires parmi les 189 pays couverts. Une bonne nouvelle à mettre à l’actif du gouvernement béninois avec à sa tête le Docteur Yayi Boni, qui a œuvré pour assainir l’environnement des affaires afin de permettre au pays de réaliser un meilleur score dans ce classement. Cette bonne performance, il faut le préciser est due, aux réformes engagées dans la mise sur pied du Guichet Unique des Formalisations d’entreprises (GUFE). C’est une des premières retombées de la table ronde de Paris initiée par le régime cauris.

Le même rapport constate également que le Sénégal est le pays qui a mis en œuvre des réformes dans six des 10 domaines suivis par Doing Business – soit le plus grand total cette année. Grâce à ces réformes, le gouvernement de Macky Sall réduit progressivement l’écart avec les meilleures pratiques observées ailleurs. En 2005, par exemple, l’importation des marchandises provenant d’outre-mer prenait 27 jours. Aujourd’hui, il faut 14 jours, soit autant qu’en Pologne.

La série de rapports montre qu’au cours de ces cinq dernières années, 11 différents pays situés en Afrique Subsaharienne sont apparus sur la liste annuelle des 10 économies qui ont fait le plus de progrès, selon les indicateurs de mesure de Doing Business. Certains l’ont même été à plusieurs reprises – le Burundi, la République de Cabo Verde, la Côte d’Ivoire et le Rwanda.

« Les économies d’Afrique subsaharienne ont fait des progrès notables ces 10 dernières années en réduisant les contraintes réglementaires relatives à l’environnement des affaires », a déclaré Melissa Johns, Conseillère, Group des indicateurs mondiaux, Économie du développement, Groupe de la Banque mondiale. « Nos données montrent que l’Afrique subsaharienne a enregistré le plus grand nombre de réformes sur 2013/14 ayant facilité le climat des affaires, avec 75 réformes sur les 230 recensées à travers le monde. Pourtant, malgré ces réformes, des défis persistent dans la région. Par exemple, l’incorporation d’entreprises continue d’être plus coûteuse et complexe en moyenne que dans toute autre région ».

Notons également que le classement de la facilité à faire des affaires est désormais basé sur l’index de la distance de la frontière. Cette mesure montre à quel niveau chaque économie se situe par rapport aux meilleures pratiques mondiales en matière de réglementation des affaires. Lorsque le score est élevé, cela signifie que l’environnement des affaires est beaucoup plus efficace et les institutions juridiques sont plus solides. Et en la matière, c’est le Singapour qui est en tête du classement. La Nouvelle-Zélande; la Région Administrative Spéciale de Hong Kong (Chine); le Danemark; la République de Corée; la Norvège; les États-Unis; le Royaume-Uni; la Finlande; et l’Australie sont les pays qui suivent dans le top 10 des économies où l’environnement est le plus favorable pour faire des affaires.

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