Fournir des aliments sains et de qualité, préserver la santé de tous et de l’environnement, assurer la vitalité des territoires ruraux, tenir compte des problématiques actuelles liées à l’environnement et à l’aménagement du territoire, répondre aux besoins de l’Industrie Agro-alimentaire, etc. Voici autant de missions qui attendent l’agriculteur africain. Ces missions aussi diverses que variées et parfois même difficilement conjugables ne peuvent se faire sans l’aide des nouvelles technologies. En effet, dans un monde de plus en plus enclin à l’intégration des Technologies de l’Information et de la Communication, le secteur agricole apparaît comme un terrain très sollicité en ce sens. De nombreux outils sont produits, mis en place et utilisés par les exploitants agricoles dans le but de faciliter leur travail quotidien et d’améliorer leur productivité. L’Afrique ne doit pas rester en marge.
Les défis de l’agriculteur africain
Pour produire plus et mieux, l’agriculteur africain a besoin d’un accès à de multiples possibilités d’outils efficaces et innovants. Il doit faire face aux besoins des consommateurs qui, veulent que le secteur agricole se développe dans le respect de l’environnement, des paysages et de la biodiversité. Celui-ci veut être assuré une sécurité alimentaire tant en quantité qu’en qualité. C’est donc un enjeu pour l’agriculteur de concilier ces objectifs tout en accroissant la compétitivité, mise à mal par l’ouverture mondiale grandissante. En effet, des concurrents plus performants émergent avec l’ouverture des économies notamment ; ce qui a pour conséquence la perte de certains marchés.
Le principal défi pour les agriculteurs au niveau du développement durable est donc de répondre aux nouvelles demandes du marché (être en adéquation avec les attentes du consommateur) en termes de qualité et de débouchés, tout en maîtrisant les coûts de l’énergie et en assurant une certaine compétitivité. Ainsi, la mise en avant des défis de l’agriculture contemporaine permettra d’introduire et de mieux appréhender les objectifs et les avantages de l’intégration des TIC dans ce secteur d’activité.
L’apport des TIC pour les agriculteurs
Les principaux objectifs de l’intégration et de l’adoption des TIC dans l’agriculture sont globalement de trois sortes à savoir : 1- une culture des sols, un élevage toujours plus précis. L’agriculture de précision est le principal leitmotiv de l’innovation technologique pour le monde agricole. 2- Une augmentation de la réactivité dans la vente des récoltes (vitrines Internet, sites de commerce en ligne, sites d’échange, consultation simplifiée des cours et marchés du jour…). 3- Une meilleure gestion de l’exploitation avec une meilleure maîtrise des exigences environnementales.
L’agriculteur est aujourd’hui confronté à de très nombreuses sollicitations d’origines diverses (juridique, réglementaire, environnementale, sociétale, commerciale…) qui remettent en cause régulièrement ses modes de production. Tout ceci l’oblige à acquérir des capacités d’adaptation exceptionnelles. Les nouvelles mutations technologiques nous amènent vers une agriculture plus réactive, plus productive, plus qualitative et plus propre.
Enfin, l’usage d’Internet par les agriculteurs est surtout utile pour atteindre les trois objectifs suivants : d’abord, obtenir une aide à la commercialisation de leurs produits. Ceci est surtout vrai pour les agriculteurs qui sont en contact direct avec le marché. Ensuite, favoriser une gestion des cultures en temps réel par les agriculteurs (par exemple, utilisation de la connexion à Internet pour les mises à jour des capteurs embarqués directement reliés à un satellite). Enfin, permettre une gestion à moyen terme des exploitations (cartographies satellitaires des parcelles directement accessibles en ligne…).
Les informations météorologiques en ligne, la consultation des actualités agricoles, l’accès aux comptes bancaires en ligne, les informations relatives aux coûts et marchés, la recherche d’informations techniques etc., sont les principaux services sollicités par les agriculteurs sur internet.
État des lieux concernant l’usage des TIC par les agriculteurs en Afrique Subsaharienne.
L’utilisation des TIC dans le secteur agricole n’est pas encore assez répandue en Afrique subsaharienne. Cependant, il existe des pays qui sont un peu plus en avance dans le secteur, à savoir : le Kenya, l’Ouganda, l’Afrique du Sud etc. Le retard que connait l’Afrique Subsaharienne dans le domaine est principalement dû aux difficultés d’accès à internet et au matériel informatique (ordinateur). L’enjeu de l’intégration des TIC dans l’agriculture ne devrait plus être considéré comme un luxe mais plutôt comme une nécessité.
Article parut dans le magazine LeConsultant de Mars 2014 page 12
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