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Filière de noix de cajou au Bénin: « Le secteur est pris en otage par une dizaine d’associations » dixit Fiacre Lanlenou

13 Septembre 2016, 20:53pm

Publié par Zek Adjitchè ALAFAÏ

Filière de noix de cajou au Bénin: « Le secteur est pris en otage par une dizaine d’associations » dixit Fiacre Lanlenou

Le collectif des exportateurs et opérateurs portuaires de noix de cajou et autres produits agricoles et tropicaux du Bénin a organisé, dans la journée de ce mardi 13 septembre 2016 au Codiam, une conférence de presse. L’objectif était d’attirer l’attention des autorités compétentes sur les difficultés qui plombent les efforts des acteurs du secteur.

La filière des noix de cajou se porte mal au Bénin. Elle est en proie à d’énormes difficultés qui influent négativement d’années en années sur le rendement des différents acteurs qui interviennent dans le secteur. Si rien n’est fait, à temps, c’est un pan très important de l’économie agricole du pays qui va s’écrouler, entrainant dans sa chute la perte de milliers d’emplois pour la jeunesse. C’est pour tirer la sonnette d’alarme et inviter le gouvernement du Président Patrice Talon à parer au plus pressé, avant la prochaine campagne qui s’annonce, que le bureau provisoire du collectif des exportateurs et opérateurs portuaires de noix de cajou et autres produits agricoles et tropicaux du Bénin est monté au créneau ce mardi 13 septembre 2016. A travers une conférence de presse qui a eu pour cadre le Codiam de Cotonou, Fiacre Landenou et ses pairs ont non seulement dénoncé la prise en otage de la filière par une dizaine d’association mais ils plaident pour une réorganisation totale du secteur de l’anacarde au Bénin. Pour ce dernier, ces associations qui opèrent dans le secteur ne sont obnubilés que par la répartition et le partage des 10.000 par tonne sur la quantité d’anacarde exportée instituée par l’arrêté interministériel du 08 mars 2015 régissant la commercialisation des noix de cajou. Un arrêté qui, à en croire Fiacre Landenou, contient des points discriminatoires et révèlent des insuffisances et beaucoup d’incohérences. Il a donc salué le gouvernement du président Patrice Talon pour avoir vu juste en abrogeant purement et simplement cet arrêté en conseil des ministres le 03 aout dernier. Il a souhaité que le gouvernement puisse donner des instructions fermes afin que le ministère du commerce puisse faire la main levée sur leurs cautions bancaires de 20.000.000 FCFA imposé à chaque opérateur. « Le problème que nous avons aujourd’hui, n’est pas un problème d’arrêté, c’est plutôt comment faire pour accroitre la production des noix de cajou car le Bénin ne produit que 80.000 tonnes » a-t-il déclaré. Pour lui c’est avec la perméabilité des frontières qui facilitent la pénétration des produits d’autres pays que le Bénin arrive à atteindre difficilement les 120 000 tonnes. Il a plaidé pour l’introduction de nouvelles variétés d’anacardes récoltables à partir de la cinquième année. Le bureau a également faire part lors de la conférence de presse des difficultés que ses membres rencontrent sur la plate-forme portuaire. Il dit ne pas comprendre que les consignataires continuent de percevoir la taxe dénommé Terminal Handling Charges (THC) alors même que c’est interdit. Il lance un appel pour que force reste à la loi. Deux autres points ont été débattus par les conférenciers. Il s’agit de la situation d’élingage au port de Cotonou et la situation de la STTB. Fiacre Landenou et ses pairs recommandent que les frais d’élingage soient revus à la baisse. Ils souhaitent pour finir qu’une solution soit trouvée, suite la suspension des activités du port, pour éviter la longue file d’attente des camions qui s’observe depuis l’entrée du port jusqu’au carrefour zongo.

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