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Pourquoi le gouvernement Talon doit mettre en place une cellule de veille stratégique ?

29 Août 2016, 10:28am

Publié par HODA Kouakou Steve

Patrice Talon
Patrice Talon

L’un des péchés mignons de la gouvernance Talon est sa faible réaction face aux crises. La dévaluation du Naira et ses effets pervers sur l’économie béninoise ; la crise estudiantine et ses conséquences sur l’enseignement supérieur et les braquages à répétition montrent bien la nécessité à l’ère de la rupture de mettre sur pied une cellule de veille stratégique. Une structure qui aura pour mission de prévenir les crises ou dans une moindre mesure d’en atténuer les effets si les chocs sont exogènes.

En 2008, la crise financière bat son plein aux États-Unis. Elle se propage dans les autres pays européens avant d’atterrir dans la zone Uemoa par les canaux tels que l’aide publique au développement, les transferts de fonds de migrants et bien attendu les investissements directs à l’étranger. Les pays africains tels que la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina-Faso, le Togo et autres sont touchés à tel point que des marches dites de la« faim » sont organisées çà et là. Le Bénin heureusement ne connaitra pas ces marches de la honte puisque très tôt, le gouvernement de Yayi a pris les taureaux par les cornes. Eh bien, cette attitude de Boni Yayi a montré sa forte réaction face aux crises ; ce qui n’est pas en train d’être fait par le gouvernement du nouveau départ. Impuissants, les Béninois ont fait les frais de plusieurs braquages dont un braquage à Cadjèhoun (quartier du président Yayi Boni) au supermarché "Mont Sinaï". Quelques heures plus tard, un autre braquage est répété non loin, cette fois-ci à « Franc Prix » et le scénario se poursuit. Dans le même registre, l’on a assisté impuissant à la crise estudiantine de sorte qu’elle s’est aggravée et le temple du savoir a laissé place à la cité des « cacas ». De même, les signaux étaient perceptibles quant à une dévaluation probable du Naira. Le gouvernement n’a jusque-là pas pris de mesures idoines pour amortir les chocs. Face à ces différentes situations, nous pensons qu’au lieu d’une structure pour contrôler les actes des préfets et autres ministres ; il serait utile de mettre sur pied une structure de veille stratégique qui aura pour mission de prévenir les crises ou les atténuer au cas où elles seraient déjà présentes.

Comment la structure pourra gérer les différentes crises actuelles ?

Pour les questions de sécurité, la cellule peut aider les élus locaux à mettre en place des comités locaux de surveillance qui pourront suivre de près tous les mouvements suspects. Ce qui pourra aider la police ou les structures compétentes à disposer des informations fiables pour traquer les divorcés sociaux. Au sujet de la crise universitaire par exemple, la structure peut aider à résoudre la crise en rencontrant à tour de rôle parents d’étudiants, autorités et responsables étudiants. Ensuite, recueillir les différentes suggestions et en discuter avec l’autorité rectorale. Ladite structure pourra également préparer des propositions à soumettre aux autorités dans le sens de l’orientation des élèves dans les filières techniques et professionnelles depuis l’obtention du BEPC, ce qui pourrait limiter les pressions sur les universités après l’obtention du Bac. Pour éviter à l’économie béninoise des conséquences graves face aux crises du Nigéria, il faudra surveiller les entrées et sorties des produits ; ensuite, taxer les produits susceptibles de rivaliser avec des produits béninois. Il est également important de réfléchir comment le Bénin pourra profiter du Nigéria quel que soit la situation dans ce pays. Une structure de veille stratégique dans un pays comme le Bénin sera utile pour savoir combien de médecins, d’infirmiers, de géographes, d’économistes, ou autres le pays aura besoin dans 10 ou 20 ans. C’est elle qui pourra travailler sur le profil sécuritaire des communes du Bénin et préparer les populations et faire accepter les reformes qui seront mises en œuvres. Ainsi, le Bénin va davantage étonner le monde.

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Effet pervers de la dévaluation du Naira sur l'économie béninoise : des milliers d'emplois menacés

29 Août 2016, 09:30am

Publié par HODA Kouakou Steve

Effet pervers de la dévaluation du Naira sur l'économie béninoise : des milliers d'emplois menacés

La chute drastique du cours du baril de pétrole a fini par contraindre les autorités nigérianes à recourir à la dévaluation du naira, la monnaie locale du Nigéria. L’application de cette décision a commencé déjà à produire ses effets au Bénin. Et c’est la Société Béninoise de Brasserie (Sobebra) qui fait les frais de la crise au Nigéria. Selon des informations dignes de foi, la société s’apprêterait à licencier 200 employés. Le groupe Cajaf Common de la deuxième plus grosse fortune du Bénin Ajavon Sébastien est aussi menacé, et plus son personnel. Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement qui devra, si rien n’est fait, ajouter à la longue liste de chômeurs, une bonne centaine.

« Quand il pleut au Nigéria, Cotonou est mouillé » ; voilà une belle formule qui démontre combien de fois le Bénin est fortement dépendant du Nigéria. L’économie béninoise en effet, tire l’essentiel de ses ressources à partir du trafic avec les opérateurs économiques de son grand voisin de l’Est. La vente des véhicules d’occasion par exemple est une véritable manne financière grâce à des Nigérians ; de sorte que la filière soit devenue une vache à lait pour de nombreux politiciens béninois. La commercialisation de produits alimentaires tels que le riz, le maïs et autres transitent par des circuits clandestins pour atterrir sur le marché nigérian à la grande satisfaction de nos vaillants producteurs. Aujourd’hui, la donne a changé. Le Nigéria connait une crise aigüe du fait de la baisse du cours du baril de pétrole. Une situation qui n’a de cesse d’exacerber l’économie de ce pays ; ce qui a contraint les autorités nigérianes à dévaluer leur monnaie. Et depuis, le mouvement des trafics a changé de camp. Le Naira étant dévalué par rapport au CFA, les opérateurs nigérians ne sont plus intéressés à s’approvisionner sur le marché béninois. Au contraire, ce sont les produits « made in Nigéria » qui envahissent le marché local. Toute chose qui ne permet plus aux produits béninois d’être compétitifs sur le marché. La conséquence directe, c’est que des entreprises sont en proie à de grosses difficultés. C’est le cas par exemple de la Société Béninoise de Brasserie (Sobebra). En effet, les boissons de la Sobebra sont sérieusement concurrencées par les boissons nigérianes arrivées sur le marché avec la bénédiction de la fraude douanière. Pour cette raison, plus de 200 agents de cette société de brasserie risquent de se retrouver au chômage pour que la société ne mette pas la clé sous le paillasson. Ce qui va davantage accentuer la pression sur le gouvernement de la rupture dont le bilan social est largement contesté. Le groupe Cajaf Common spécialisé dans la vente de produits congélés fait également les frais de cette crise économique nigériane. Ajavon Sébastien, premier gros contributeur national, en ce qui concerne le paiement des impôts voit ses affaires en chute libre. Le pire, c’est que le personnel de la société pourrait être également revu en baisse si rien n’est fait. La morosité économique qui sévit déjà dans le grand marché de Dantokpa pourrait connaitre une situation catastrophique et mettre des milliers de familles en difficulté. Le ministre du Commerce, de l’Économie et des Finances et toutes les compétences qu’il y a dans l’actuel gouvernement doivent se rencontrer pour trouver une solution à la crise. Le nombre de chômeurs va sans cesse croissant et la tension sociale est déjà perceptible. Le licenciement de 200 agents de la Sobebra à l’ère de la rupture et d'autres dans certaines entreprises ayant des relations privilégiées avec le Nigéria risque d’être la goutte d’eau qui va déborder le vase, Talon et ses hommes doivent absolument réagir.

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Politique béninoise: Après le PLP, Lobby Jeunesse voit le jour

22 Août 2016, 08:48am

Publié par Zek Adjitchè ALAFAÏ

Le bureau de Lobby Jeunesse
Le bureau de Lobby Jeunesse

La jeunesse béninoise a été de tous les combats qui ont porté le Chef de l’Etat Patrice Talon au pouvoir. Elle entend donc peser de tout son poids dans la balance pour être présente à toutes les grandes instances de prises de décisions et avoir son mot à dire au sujet des grandes reformes en cours. Pour y parvenir, rien de plus normal que de mettre en place une organisation capable de défendre les intérêts des jeunes. C’est ainsi que voit le jour le samedi 20 août 2016 l’association « Lobby Jeunesse ». L’assemblée générale constitutive a eu lieu dans la grande salle de conférence de l’infosec d’un échantillon très représentatif des organisations de jeunes, des membres de « Lobby Jeunesse » et des personnalités venues soutenir le mouvement. Tout a commencé par le discours d’ouverture du président du comité d’organisation, Bienvenu Milohin. Ce dernier appelle à un changement stratégique de cap en ce qui concerne la politique nationale de jeunesse. Pour lui : « les préoccupations des jeunes ne sont pas profondément prises en compte par les différents régimes qui se sont succédés à la tête du pays ». A sa suite, des orateurs de très haute facture tels que le prof. Sébastien Azondékon, le prof. Amégnissè et Me Alain Orounla se sont penché sur le rôle de la jeunesse dans l’histoire politique du Bénin. Ils ont également mis un accent particulier sur les enjeux et les défis qui attendent la jeunesse à l’ère du nouveau départ. Après, les membres du bureau de « Lobby Jeunesse » ont été présentés au public. Composé de 15 membres, en plus d’un commissaire au compte, ce bureau est présidé par Bienvenu Kpokoun, un jeune dont les qualités et le combat pour l’épanouissement de ses pairs sont indéniables. « Notre vision à Lobby Jeunesse, c’est de travailler à long terme à l’émergence d’une jeunesse citoyenne intellectuellement épanouie, moralement réarmée et économiquement capable. Nous voulons contribuer à l’expression d’une jeunesse moderne, réconciliée et solidaire en son sein, attachée aux valeurs africaines et ouverte sur le monde pour s’enrichir de la sève de la fécondation réciproque des cultures, de la justice et de la liberté », a-t-il déclaré lors de son discours de prise de fonction. Evènement a pris fin par une photo de famille.

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UAC : Université ou camp militaire ?

22 Août 2016, 08:35am

Publié par HODA Kouakou Steve

Hommes en arme envahissant l'université
Hommes en arme envahissant l'université

Après l’invalidation de l’année académique 2015-2016 à la Faculté des Lettres Arts et Sciences et Humaines (FLASH) par le recteur Brice Sinsin ; l’université d’Abomey-Calavi est le théâtre d’affrontements sanglants entre étudiants et policiers. Une situation inacceptable !

Un véhicule de la gendarmerie et des cargos de la police positionnés devant l’université d’Abomey-Calavi ; c’est le spectacle que vous pouvez observer si vous prenez la direction de Calavi. Si cela n’interpelle personne, cette image est choquante pour tout étranger qui met pied au Bénin. « Il est écrit université d’Abomey-Calavi, mais pourquoi un véhicule de la gendarmerie ? » nous pose la question Paul, un étranger qui vient de mettre pied au Bénin. Il faut souligner que depuis son accession au rectorat d’Abomey-Calavi, le recteur Brice Sinsin a comme signé un contrat de partenariat entre l’université et les forces de l’ordre. On peut constater fréquemment les tensions entre son administration et les responsables étudiants depuis quelques années déjà. La dernière en date est la suspension de 21 étudiants de la Flash pour 5 ans et pire, l’invalidation de l’année académique 2015-2016 dans cette faculté. Une situation qui a mis en colère les étudiants qui se sont lancés dans une grève illimitée. Ces derniers jours, la tension est montée d’un cran. On assiste à de véritables échauffourées entre force de l’ordre et étudiants à tel point que l'université est devenu la "cité des cacas". Des étudiants qui demandent à ce que justice soit rendue à l’endroit de leurs camarades suspendus pour 5 ans, sont bastonnés, matraqués et violentés par les forces de l’ordre qui ont envahi l’université alors que le pays fait face à une insécurité sans pareille. Et pourtant, les étudiants sur toute l’étendue du territoire ont voté massivement le président Patrice Talon pour voir leur condition s’améliorer et non pour se faire bastonner. En retour, le chef de l’État ne doit en aucun cas rester indifférent à la situation de ces derniers. Il est important de préciser que la présence de force de l’ordre sur le campus d’Abomey-Calavi est une violation des franchises universitaires. Ce que les autorités universitaires se sont adonnées depuis quelques années déjà. Il urge donc que le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Marie Odile Attanasso appelle au calme et à la sérénité. Elle doit veiller à ce que les forces de l’ordre retournent là où ils sont attendus pour être utiles à la nation. La présence de force de l’ordre sur un haut lieu de savoir est une insulte à l’intelligentsia béninoise. Aussi faut-il préciser que les étudiants doivent renouer avec le dialogue, car la violence n’arrangerait pas leur situation.

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Eliminatoire CAN U 17: L'aventure des Écureuils s'arrête à Abidjan

22 Août 2016, 08:05am

Publié par M.A

Écureuils Cadets
Écureuils Cadets

Les Ecureuils ont essuyé les conséquences de l’improvisation de leurs dirigeants samedi dernier au stade Robert Champroux d’Abidjan face à leurs homologues ivoiriens. Score final 3-1 pour les coéquipiers d’Ibrahim Kouamé.

L’équipe cadette béninoise a courbé l’échine samedi dernier à Abidjan 3 buts à 1. Conséquence, l’aventure s’est arrêtée pour Edmé Codjo et ses poulains. Contraints déjà au nul 1-1 à l’aller au stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou, les coéquipiers de Youssouf Assogba avaient besoin d’une victoire où d’un autre que 1-1. Malheureusement, dès l’entame de la rencontre, Ibrahim Kouamé et ses coéquipiers n’ont laissé aucune chance aux béninois.

Acculés et maîtrisés dans leur moitié de terrain, les béninois sont allés chercher par trois fois la balle au fond des filets. En effet, à la 34ème ; à la 41ème et à la 43ème minute de jeu, Guy Koffi Akoété et Balla Sangaré ont respectivement achevé le rêve des béninois. Noumonvi Dieudonné a sauvé l’honneur en marquant l’unique but béninois à la 75ème sur une action collective bien construite.

La fin de l’aventure

L’aventure s’arrête ainsi pour ces jeunes en terre ivoirienne comme il y a de cela 6ans contre cette même équipe ivoirienne. A la fin de la rencontre, l’entraîneur Edmé Codjo a pleinement assumé cette défaite et demande aux acteurs du football de tirer les leçons de cette élimination. Conscient que plusieurs générations ont été sacrifiés, le Ministre des Sports Oswald Homeky a rassuré l’encadrement technique que le cadre sera créé pour maintenir le cap de la préparation.

Avec la marge intéressante du but inscrit à l’extérieur lors du match allé du 2è tour des éliminatoires (1-1), la Côte d’Ivoire avait l’avantage psychologique, en plus de celui du terrain. Face au Bénin, les poulains de Dao Lassina, vont en profiter en confisquant le cuir. Il faut attendre la 33è minute pour traduire la domination en efficacité. A la conclusion d’une combinaison, Akoété Koffi Guy ouvre le score (1-0, 33è).

Mis sur le chemin, les Eléphanteaux se verront faciliter la tâche par la frilosité du jeune gardien du Bénin. La faute de main, puis le manque de lucidité de Katchon Abiola permettent à Sangaré Balla de s’offrir un doublé aux 40è et 43è pour porter le score à 3-0, à la pause.

La Côte d’Ivoire se qualifie pour le 3ème tour

Assise dans un fauteuil confortable, la Côte d’Ivoire entame un exercice de conservation du ballon sans grande ambition offensive. La facilité dans laquelle s’installe les Ivoiriens les exposent au sursaut d’orgueil des Ecureuils qui ont l’honneur sauf à la 76è. L’après-midi tranquille de Bamba Aboubakar, le portier ivoirien, est troublé par la réduction du score signée Dieudonné Stone (3-1, 76è). Un score qui sanctionne l’opposition et envoie la Côte d’Ivoire au 3è et dernier tour des préliminaires de la CAN U17. Le sélectionneur Dao Lassina et ses gamins qui ont réussi ce premier test, auront le Ghana comme ultime obstacle sur la route de Madagascar 2017. Une autre paire de manches dont Dao est informé.

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Patrice Talon : Swagg, discrétion et efficacité dans la gestion des affaires publiques

9 Août 2016, 08:51am

Publié par HODA Kouakou Steve

Patrice Talon au stade de l'Amitié
Patrice Talon au stade de l'Amitié

Quatre mois après son élection et quelques jours seulement après la fête du 1er aout, la côte du président Patrice Talon est en hausse. Du milliardaire du coton à l’homme d’État, la métamorphose de Patrice Talon n’a duré que quelques jours. Swagg, discrétion et efficacité semble être le mode de gouvernance de Patrice Talon.

Veste taillée sur mesure, démarche élégante et aisance dans le maniement de la langue de Molière ; Patrice Talon est en train de donner à son peuple la fierté d’être Béninois. Le Bénin peut se dire aujourd’hui fier d’être de retour sur la scène internationale à travers le professionnalisme de l’équipe gouvernementale et surtout pour la bonne gestion des affaires publiques dont le pays fait montre. Et si les choses en sont là, c’est grâce au leadership et à la personnalité de son chef. Applaudi très fort pour sa maîtrise des sujets économiques et financiers du continent lors du lancement du Caucus africain, acclamé au stade de l’Amitié lors de la rencontre Bénin-Mali comptant pour les éliminatoires de la Can U-17 et séduisant lors de l’entretien télévisé du 1er août, le chef de l’État est en train de confirmer qu’en dehors de l’homme d’affaires qu’il est, il a une parfaite maîtrise de la gestion d’un État. Ses costumes, chaussures, voitures haut de gamme sont depuis peu le sujet de conversation dans tous les salons, sur les réseaux sociaux et espaces publics. Non pas que l’homme exhibe sa fortune, mais pour montrer non seulement à la jeunesse béninoise qu’au bout de l’effort se trouve le réconfort, mais surtout pour corriger au niveau international l’image négative qu’avait le pays depuis quelques années. Les plaisanteries des comédiens ivoiriens en disent long. La prise en compte des critiques qui lui sont faites, la bonne gestion de la question sécuritaire et du délestage ainsi que l’assainissement des finances publiques ont définitivement cloué le bec à ses détracteurs. Sur cette lancée, l’homme est en voie d’être porté en triomphe dans 5 ans.

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Entretien avec Mme Coulibaly Sori, Ministre de l'économie, des finances et du Développement du Burkina-Faso

9 Août 2016, 08:32am

Publié par HODA Kouakou Steve

Mme Coulibaly SORI
Mme Coulibaly SORI

En marge à l'édition 2016 du Caucus africain organisé à Cotonou, nous avons tendu notre micro à Mme Hadizatou Rosine Coulibaly SORI, Ministre de l'Economie, des Finances et du Développement du Burkina-Faso. Elle nous donne ses impressions après la tenue de ce Caucus tout en nous précisant la bonne santé de l'économie de son pays.

Vos impressions après le Caucus?

« Les pays africains ont une perspective de développement énorme, mais font face à un certain nombre de chocs qu’ils soient au niveau climatique, des cours de matières premières et dans une moindre mesure au niveau de la raréfaction. Ce qui est sûr, nous ne pouvons pas compter sur l’aide publique au développement. La question essentielle est de s’assurer que nos économies ont une perspective de développement forte et durable pour faire face à la pauvreté et qu’elle soit génératrice d’emploi. Ce sont ces questions qui ont été débattues. Il y a eu un consensus qui veut que les pays africains vont de façon groupée au dialogue et à des discussions avec les partenaires techniques et financiers. Face au changement dont subit le monde, il est aussi important que les institutions de Bretton Woods réévaluent leurs interventions, leurs instruments utilisés pour évaluer les États, réévaluent également leurs stratégies d’intervention. Nous avons été surtout mis face à nos responsabilités pour une meilleure gouvernance de nos États et surtout pour la mobilisation des ressources intérieures ; les ressources extérieures doivent venir en complément de ce que nous aurons à mobiliser au niveau interne.

Comment se porte l'économie burkinabé ?

L’économie burkinabé se porte très bien. Elle se porte très bien parce que nous avons été régulièrement autour de 6% bien avant que la crise n’intervienne. Nous sommes revenus en 2015 à 5 %, mais les perspectives en 2016 se câblent à 5.2 ou 5.7. Nous avons adopté récemment le plan de développement économique et social et dans ce plan, nous avons fixé trois domaines prioritaires d’intervention : 1) le développement du capital humain (renforcement des capacités humaines et institutionnelles) ; une croissance haute (croissance équitable et génératrice d’emploi) ; 2) la diversification de l’économie et la création de chaines de valeur, car la transformation de l’économie est pour nous, une question importante. Troisième priorité, c’est la question de la gouvernance.

La ministre des finances du Burkina Faso dans son intervention précise que: " tout le monde doit contribuer à payer le juste impôt. Nous comptons financer notre plan de développement à 60 ou 65% sur les ressources intérieures ; c’est un engagement politique fort et nous allons y arriver".

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Chileshe Mpundu KAPWEPWE, administratrice du FMI explique comment son institution peut aider les pays africains à mobiliser des ressources au plan interne

9 Août 2016, 08:19am

Publié par HODA Kouakou Steve

Chileshe Mpundu KAPWEPWE
Chileshe Mpundu KAPWEPWE

Comment le FMI peut aider les pays africains à mobiliser des ressources au plan interne? C'est pour répondre à cette interrogation que nous nous sommes rapprochés de l'administratrice du FMI Chileshe Mpundu KAPWEPWE. Suivez la réponse de l'Expert :

« Comme vous le savez, nos pays sont confrontés à une réduction des coûts des matières premières et une faiblesse des conditions économiques. Le FMI peut aider les pays africains à mobiliser les ressources de deux manières. Une première façon serait la restructuration des ressources budgétaires afin accroître les revenus collectés. Le FMI peut également aider à développer des capacités et des institutions capables de collecter des revenus. Le FMI peut enfin aider au développement de politiques nécessaires au fonctionnement des institutions afin qu’elles soient autonomes pour ne pas toujours solliciter de l’aide auprès d’autres pays.

Propos recueillis par Steve HODA

Transcrit de l'anglais au français par Hermine G. Zossoungbo

Expert en Genre, Diaspora et développement en l'Afrique

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Organisation du Caucus africain 2016 : Abdoulaye Bio Tchané réussit le pari d’une organisation moins couteuse

9 Août 2016, 08:14am

Publié par HODA Kouakou Steve

Abdoulaye Bio Tchané
Abdoulaye Bio Tchané

Du 04 au 05 aout 2016, le Bénin a accueilli la rencontre annuelle du Caucus africain. Si les participants présents à cet évènement reconnaissent que c’est l’une des meilleures organisations d’un Caucus, Abdoulaye Bio Tchané et son directeur de cabinet Me Rufino ont réussi le pari d’une organisation moins couteuse.

Environ 275 millions de francs CFA, c’est le montant qu’aurait mobilisé le Bénin pour l’organisation du Caucus africain édition 2016. Loin des deux milliards engloutis dans l’organisation de la Cen-Sad, ce montant mobilisé pour le Caucus est la moins couteuse de l’organisation d’une rencontre internationale au Bénin. Un pari gagné pour le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané et son directeur de cabinet Me Rufino qui sont restés dans la ligne directrice du régime de la Rupture qui entend gérer de façon rationnelle les ressources publiques tout en vendant au maximum la destination Bénin.

Que retenir de ce caucus ?

« Accroitre l’appui des institutions de Bretton Woods en vue de répondre aux chocs, renforcer la croissance et promouvoir la transformation de l’Afrique », c’est le thème autour duquel s’est déroulée l’édition 2016 du Caucus africain. Conscients que l’Afrique fait face aujourd’hui à la baisse du cours des matières premières, aux défis d’ordre sécuritaires et frappés de plein fouet par les affres du changement climatique, ce qui ne facilite pas la conduite des politiques de développement ; les gouverneurs du FMI et de la Banque Mondiale sont d’avis pour une diversification et du développement inclusif des économies africaines et au renforcement des communautés économiques et régionales. Ils s’engagent donc à œuvrer davantage pour la bonne gouvernance et la transparence dans la conduite des politiques de développement afin préserver et renforcer les avancées réalisées par les économies africaines au cours de la dernière décennie.

Les recommandations aux institutions de Bretton Woods

Les gouverneurs africains du FMI et de la Banque Mondiales lancent un appel au FMI et à la Banque Mondiale pour accompagner la transformation structurelle des économies des pays africains, notamment par le financement et la facilitation d’investissement massif à taux confessionnels dans les secteurs clés. À cet effet, ils recommandent une nouvelle approche, de nouveaux instruments adaptés aux besoins réels du continent et un cadre de gestion de la dette publique plus souple. Ils appellent aussi à une solide reconstitution de l’IDA18. Les gouverneurs sollicitent des renforcements des capacités techniques adaptés des institutions de Bretton Woods pour rendre les économies africaines plus résilientes aux chocs notamment exogènes, étant entendu que l’aide au développement devra être un levier pour libérer le potentiel intérieur de nos États. Les gouverneurs appellent également les institutions de Bretton Woods à rendre effectifs les engagements pris en matière de diversité et de représentativité du continent africain dans leurs instances de décisions.

Projet de mémorandum

Les gouverneurs ont adopté un projet de mémorandum à soumettre aux responsables des institutions de Bretton Woods lors des prochaines assemblées annuelles desdites institutions. Ils saluent la délégation haïtienne pour leur première présence lors des travaux du caucus africains et expriment leur gratitude à l’endroit du président Patrice Talon, son gouvernement et son peuple pour leur hospitalité légendaire et appui tout au long de leur séjour. Cap est mis sur le Botswana pour la prochaine édition.

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Ouverture du Caucus africain : Talon crache ses vérités aux institutions de Bretton Woods

5 Août 2016, 09:45am

Publié par HODA Kouakou Steve

Patrice Talon
Patrice Talon

"Les institutions internationales font le minimum pour l'Afrique"; " La pauvreté risque d'être pire que la deuxième guerre mondiale"; "l'organisation, le travail et le sérieux devront être nos (les Etats africains NDLR) atouts et non les richesses naturelles". Ainsi s'exprimait le président de la république du Bénin (qui est sorti de son discours) à l'ouverture du Caucus Africain qui se tient à Cotonou du 04 au 05 août 2016. Patrice Talon qui lançait cet événement ce jeudi 04 suggère pense que l'Afrique ne fait pas l'objet d'une attention particulière et c'est pourquoi, il propose aux institutions de Bretton Woods, la mise sur pied d'un plan Marshall pour l'Afrique. Il n'a pas pas manqué de suggérer des priorités qui se résument ainsi :

- Prioriser la mobilisation des ressources intérieures, notamment par les reformes fiscales ainsi que la suppression des subventions néfastes et des dépenses non productives

- S'engager à appuyer le renforcement des capacités de l'Afrique en matière de lutte contre les flux financiers illicites, tant en matière de coopération fiscale que dans l'implémentation et l'application d'un cadre réglementaire approprié;

- Engager une collaboration à l'échelle mondiale pour réduire les coûts des transferts d'argent et amplifier leurs retombées sur le développement;

- Modifier notre rapport à l'aide, pour en faire un outil qui libère le potentiel des ressources intérieures.

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